Alexander
Notre avis
signé Étienne ChassagneColin Farrell en guerrier idéaliste porte le projet d'une fragile intensité. Les batailles sont épiques, photographiées avec une ambition rarement vue au cinéma. Le Gaugamèles reste une séquence remarquable de cinéma pur, brut, viscéral. La caméra tourbillonne, l'armor scintille, la mort danse.
Mais Stone perd son chemin dans la profondeur psychologique. Le fil rouge du personnage s'effiloche. Le film accumule sans hiérarchiser : la vie intime d'Alexandre, ses conquêtes, ses doutes, tout coexiste sans s'éclairer mutuellement. La mère possessive, les amours ambigus, les rêves de conquête se heurtent plutôt qu'ils ne s'harmonisent.
La structure narrative souffre de longueurs et de digressions autour de Ptolémée qui freine davantage qu'il n'enrichit. Le pacing s'enraye au second acte. Stone raconte trop, montre trop, sans jamais vraiment expliquer le pourquoi derrière les actions.
C'est une fresque spectaculaire peuplée de grands acteurs (Neeson, Kilmer, Hopkins) qui font ce qu'ils peuvent avec un matériau diffus. Techniquement, c'est impressionnant. Émotionnellement, c'est inégal. Les scènes d'intimité tombent à plat, les monologues pèsent, mais les batailles continuent de fasciner.
À voir pour l'ambition filmique et les batailles épiques. À ignorer pour la psychologie du personnage.
Critique rédigée à partir de la fiche programme : voir la fiche complète
Acteurs
Recommandations
Avis & notes — Alexander
0Partagez votre avis sur ce contenu. Les échanges sont modérés pour garder une discussion lisible et utile.
Discussion
Aucun message publié pour le moment.
Soyez le premier à commenter
Votre retour peut aider les autres lecteurs à se faire un avis.
Votre message
Votre nom sera affiché. Votre email reste privé et n’est jamais publié.
Un clic suffit — pas besoin de compte pour voter.