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À bout portant
Affiche de À bout portant
Série 1968 · 13 saisons

À bout portant

8/10 (1 votes)
IMDb
Documentaire

Créé par : Jean Wetzel, Jacques Gall, François Gall

De 1968 à 1980, en 102 émissions, le réalisateur Roger Sciandra a rencontré de nombreux artistes dans leur intimité. Qu'ils furent comédiens, chanteurs, musiciens, humoristes, leurs vies privées et vies publiques étaient mêlées sur le fauteuil des confidences pour Gilbert Bécaud, Charles Aznavour, Francis Blanche, Serge Lama, Joe Dassin, Serge Reggiani, Pierre Mondy, Thierry Le Luron, Pauline Carton, Bernard Haller, Silvia Montfort, Claude Piéplu, Yvette Horner, Daniel Prévost, Coluche, Carlos, Jean Amadou, Jean Le Poulain, Eddy Mitchell, Jacques Fabbri, Francis Perrin, Johnny Halliday, Maria Pacôme, pour n'en citer que quelques uns. Production et diffusion télévisée par l'ORTF du 16 décembre 1968 au 28 décembre 1974, puis sur TF1 du 09 janvier 1975 au 05 septembre 1980.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
À bout portant se situe en pleine tradition du thriller d'action français, celui qui privilégie la tension narrative à la démonstration pyrotechnique. Samuel, infirmier ordinaire promis à un avenir tranquille, devient dans les trois heures suivantes un pion d'un jeu beaucoup plus sombre. La prémisse est simple mais rigoureuse: un criminel doit sortir de l'établissement hospitalier, Samuel doit l'aider, sinon son épouse enceinte ne reverra jamais le jour. C'est le temps comme arme, celui qui transforme un homme ordinaire en complice contraint. Le génie du film réside dans la claustrophobie - tout se joue entre quatre murs sanitaires transformés en labyrinthe hostile. Les scènes d'action fonctionnent bien, gérant la dynamique de poursuite sans tomber dans l'excès. La progression narrative accumule les obstacles logiques: policiers, patients, architecture interne. Ce qui captive vraiment, c'est cette sensation d'étau se resserrant. Les défauts sont réels mais gérables. Le scénario suit une certaine prévisibilité - les spectateurs avertis devineront les tournants bien avant qu'ils n'arrivent. Les personnages secondaires manquent singulièrement de développement, simples figurants au service de la mécanique. Sartet reste un archétype plutôt qu'un vrai personnage. Le film ne pose aucune question profonde sur la moralité d'Samuel ni sur les raisons réelles de l'enlèvement. C'est un pur divertissement de genre destiné à ceux cherchant un thriller d'action efficace sans ambition philosophique. À voir pour les amateurs du cinéma d'action français professionnel.

Critique rédigée à partir de la fiche programme : voir la fiche complète

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