Shadow
« La réalité peut être plus folle que les cauchemars »
Réalisateur : Federico Zampaglione
David, soldat de retour d’Irak, décide de partir quelques temps à la montagne pour tenter d’oublier les affres de la guerre. Il rencontre une belle jeune femme qui lui évoque une légende locale sur l’existence d’un camp nazi en activité. Après avoir été victime d’une terrible chasse à l’homme, David se retrouve piégé par une créatures diabolique dans un bunker isolé…
Notre avis
signé Étienne ChassagneLe roi et son général incarnent deux conceptions du pouvoir : l'ambition brute d'un côté, la stratégie réfléchie de l'autre. Leurs secrets deviennent la toile sur laquelle se nouent les conflits. Le mystère des motivations crée une tension interne.
Les femmes du palais cristallisent les tensions : prisonnières dorées d'une lutte pour le pouvoir, elles cherchent leur propre chemin. L'homme ordinaire, pivotalement, devient le point d'ancrage du spectateur dans ce dédale politique.
Visuellement, Shadow est une maîtrise du contraste : des noirs profonds, des blancs éclatants, très peu de couleur intermédiaire. Cette esthétique épurée crée une beauté formelle mais aussi une certaine distance émotionnelle. On admire plus qu'on n'adhère.
Le scénario, délibérément labyrinthique, demande de l'engagement. Ce n'est pas du popcorn cinéma, c'est une méditation politique enrobée de batailles chorégraphiées. À voir pour les cinéphiles appréciant la complexité narrative.
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