Pterodactyl
« Ne quittez pas les cieux des yeux. »
Réalisateur : Sophie Osbourne
Après la disparition de sa sœur, une jeune femme va découvrir ce qui se cache sur une île mortelle.
Notre avis
signé Étienne ChassagneC'est d'ailleurs là sa force. Ptérodactyles ne cherche pas la profondeur ou la vraisemblance scientifique. Il veut des créatures qui déchirent, des explosions et des affrontements absurdes. Sur ce plan, il livre. Les scènes d'action sont dynamiques, les combats suffisamment crus pour maintenir l'intérêt sans être insupportables. Les créatures elles-mêmes, bien qu'évidemment limitées par le budget, ont du charisme dans leur simplicité conceptuelle.
Le problème majeur c'est l'inexistence quasi-totale de caractérisation. Les personnages sont des archétypes ambulants sans profondeur. L'officier militaire, le scientifique idéaliste, les soldats jetables : tous suivent les moules attendus sans surprise. Les dialogues sont fonctionnels, ni drôles ni mémorables. La tentative de créer une tension entre les deux équipes s'évapore rapidement.
Le film avance cependant sans pause. C'est viscéral et efficace dans sa simplicité brute. Il ne s'arrête jamais pour des scènes de développement, juste de l'action enchaînée. Pour certains spectateurs, c'est exactement ce qu'il faut. Pour d'autres, c'est de la nourriture gratuite sans substance.
À zapper si vous cherchez du cinéma réfléchi. À découvrir absolument si vous adorez les créatures préhistoriques qui massacrent des soldats. Pure entertainment de B-movie assumé.
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