Pain, Amour et Jalousie
Pane, amore e gelosia
Réalisateur : Luigi Comencini
La suite de "Pain, Amour et Fantaisie". Les amours tumultueuses d'un maréchal de gendarmerie et de son subordonné dans un petit village de montagne en Italie.
Notre avis
signé Étienne ChassagneLe film est un produit de son époque : la direction est théâtrale, le rythme des blagues précédé par des beats visuels exagérés typiques du cinéma comique italien des années 1950. Les acteurs jouent avec une verve manifeste, comprenant que les situations sont absurdes et embrassant cette absurdité.
Ce qui fonctionne est la critique douce de la hiérarchie sociale et des conventions villageoises. Le film se moque des prétentions des autorités locales et des ragots des habitants avec une affection amusée. C'est un portrait documentaire - presque sociologique - d'une petite communauté italienne, habillée en comédie.
Cependant, le film date terriblement. L'humour repose entièrement sur des tropes de genre et d'époque qui ont perdu de leur puissance. Les femmes sont réduites à des rôles stéréotypés et les relations amoureuses suivent des chemins prévisibles et patriarcaux. Même en acceptant le contexte historique, le matériel reste daté.
La cinématographie est agréable et les paysages montagnards ont leur charme, mais l'ensemble manque de rythme cinématographique moderne. Les scènes s'attardent, les blagues s'expliquent plutôt qu'elles se jouent.
Pour les historiennes du cinéma italien ou les amateurs de comédie classique acceptant ses limites. À voir pour le contexte historique, à zapper si vous cherchez de l'humour contemporain.
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