Notre avis
signé Étienne ChassagneHan Seo-rin, une professeure de lycée sur le point de se marier, est brutalement confrontée à sa vulnérabilité absolue. Le film refuse le sentimentalisme facile. Ce ne sont pas seulement les photos – c'est cette destruction de sécurité de base. Quelqu'un a entré sa maison, l'a vu sans défense, a documenté cette violation. Comment recommence-t-on après cela ?
Ce qui élève Marionette au-delà du thriller typique c'est sa volonté d'explorer les conséquences psychologiques. Seo-rin ne devient pas déterminée et vengeresse comme le script hollywoodien pourrait le dicter. Au lieu de cela, elle devient de plus en plus détruite, cachée, non sûre dans sa propre vie. L'ex-détective Gook-cheol qui l'aide n'est pas non plus un héros blanc montant – il apporte sa propre prise du jeu.
La mise en scène est étrangement glacée. Les intérieurs coréens urbains semblent soudainement oppressants. Les espaces publics deviennent des zones d'exposition. Cette direction cinématographique du malaise fonctionne.
Cependant, certaines parties du troisième acte perdent une traction – le pacing devient un peu laborieux et les révélations finales se sentent légèrement arrangées pour fermer le récit plutôt qu'organiques à celui-ci.
Pour qui ? Ceux qui apprécient les thrillers qui déclinent d'obtenir simplement des réponses rassurantes, les passionnés de cinéma coréen, ceux à l'aise avec des films qui priorisent le malaise psychologique sur l'action mélodramatique. À voir absolument si vous pouvez gérer son ton sans compassion. À zapper si vous avez besoin que votre thriller vous fasse du bien à la fin.
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