Les Anges Déchus
Réalisateur : Maxime Guyard--Brehier
Une femme droguée et un homme statue se retrouvent perdus dans leur identité, pendant ce temps, non loin de là, un samouraï sème le chaos dans la ville. Entre ces histoires en noir et blanc, des défilés de mode en couleur viennent prolonger les problématiques et les personnages, tout en leur donnant une forme figurale.
Notre avis
signé Étienne ChassagneL'architecture visuelle du film demeure son atout majeur. Chaque séquence d'action est chorégraphiée avec une grâce balletique où la violence acquiert une dimension presque poétique. La réalisation capture une esthétique des années 1990 hongkongaises spécifique : néons qui saignent, escaliers infinis, chambres d'hôtel caverneuses. La ville elle-même devient psychologiquement hostile, chaque coin de rue potential pour la destruction.
Ce qui distingue Les Anges déchus de ses homologues reste son ambition émotionnelle. Sous la surface brillante des combats et des fusillades, le film explore la solitude du professionnel qui a vidé son existence de tout contenu autre que la fonction assassine. Les interactions avec la fille et le muet révèlent des fissures dans cette armure professionnelle, suggérant que l'humanité existe même chez celui qui l'a volontairement enterrée.
Cependant, la narration demeure fragmentée et délibérément elliptique. Le film ne s'embarrasse guère d'expliquer ses propres règles ou motivations. À voir obligatoirement pour cinéphiles appréciant les action films hongkongais des années 1990.
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Acteurs
Bande-annonce du film Les Anges Déchus
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