Il mostro di Firenze
Réalisateur : Cesare Ferrario
Depuis une quinzaine d'années, Florence est traumatisée par une série de meurtres brutaux : un psychopathe assassine des couples qui se livrent à des ébats dans des lieux publics. Aidé par sa très jolie amie, un écrivain cherche à élucider ces crimes.
Notre avis
signé Étienne ChassagneCe giallo italien des années 1980 explore le vrai crime dans le registre dramatico-horrifique cher aux productions transalpines. Le film oscille entre reconstitution documentaire et excès sensationnalistes, sans toujours équilibrer harmonieusement les deux. L'atmosphère de Florence paranoïaque fonctionne bien, utilisant la ville comme personnage presque aussi central que les enquêteurs eux-mêmes.
Le problème substantiel réside dans l'absence de clarté narrative. Les pistes s'emmêlent sans converger logiquement, les suspects se multiplient sans cohérence apparente, et l'intrigue piétine régulièrement. L'écrivain protagoniste manque cruellement de charisme pour porter l'enquête, restant un point de vue plus qu'un caractère. Son amie demeure un accessoire charmant mais peu développé.
Les scènes de violence sont crues sans être innovantes, visant l'impact viscéral plutôt que la signification narrative. La musique de Pino Donaggio soutient efficacement la montée de tension, mais ne peut compenser les longueurs narratives.
Historiquement intéressant comme exploitation filmée d'une véritable affaire criminelle, le film date clairement en ses intentions et ses représentations du crime.
Pour amateurs de giallo ou de true crime à l'italienne, archive curieuse. À zapper pour les autres.
Critique rédigée à partir de la fiche programme : voir la fiche complète
Acteurs
Recommandations
Avis & notes — Il mostro di Firenze
0Partagez votre avis sur ce contenu. Les échanges sont modérés pour garder une discussion lisible et utile.
Discussion
Aucun message publié pour le moment.
Soyez le premier à commenter
Votre retour peut aider les autres lecteurs à se faire un avis.
Votre message
Votre nom sera affiché. Votre email reste privé et n’est jamais publié.
Un clic suffit — pas besoin de compte pour voter.