Glasshouse
Réalisateur : Kelsey Egan
Confinée dans sa serre, une famille survit à une toxine qui efface la mémoire. Jusqu'à ce que les sœurs soient séduites par un étranger qui brise leur paix et réveille un passé qu'il vaut mieux laisser enfoui.
Notre avis
signé Étienne ChassagneLa prémisse offre un potentiel formidable. Cette amnésie collective généralisée métaphorise magnifiquement la manière dont familles dysfonctionnelles entretiennent les oublis volontaires et les vérités occultées. Le confinement physique du verre représente les barrières psychologiques édifiées.
Cependant, le film maximise son malaise mais ne construit jamais tension dramatique véritablement escaladante. Les révélations avancent plutôt erratiquement, par saccades, sans progression logique. L'intrusion du stranger semble arbitraire narrativement, plus symbole que personnage fonctionnel au scénario.
La performance des jeunes actrices capture l'innocence déstabilisée efficacement. Pourtant, la mise en scène se complaît dans l'inconfort sans explorer véritablement les implications psychologiques des révélations qui émergent.
Glasshouse impressionne conceptuellement mais fléchit dans son développement dramatique logique. C'est exercice thématique plutôt que thriller fonctionnel. À regarder pour ses résonances allégoriques familiales plutôt que pour suspense proprement dit.
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