Dismal
Réalisateur : Gary King
Dana a échoué a son partiel de biologie. En compagnie de camarades de promotion, elle doit reprendre ses études pour passer l'épreuve de rattrapage et est obligé de se rendre dans la région sauvage de Great Dismal Swamp. Là, les étudiants vont avoir à faire face aux difficultés de la nature mais, encore plus dur, à un groupe de... cannibales!
Notre avis
signé Étienne ChassagneLe film démarre avec tension de rattrapage académique qui disparaît dès l'arrivée dans le marais. Les étudiants dégénèrent rapidement de compétence, les cannibales surgissant presque sans transition narrative. Cette absence de progression progressive vers l'horreur crée discontinuité tonale. Doit-on rire de l'absurdité ou trembler d'effroi ? Le film ne décide jamais.
Les personnages incarnent des archétypes génériques sans particularité permettant l'empathie. Dana notamment, dont l'échec académique devrait peser psychologiquement, disparaît narrativement derrière l'impératif de survie brut. Aucun moment de vulnérabilité authentique ne construit l'émotion. Les cannibales du marais demeurent menaces abstraites plus que présences terrifiantes. Peu de développement sur leur origine, motivations ou hiérarchie sociale.
La cinématographie du swamp manque d'atmosphère oppressante. Le gore, censé compenser les faiblesses narratives, paraît gratuit plutôt que signifiant. Dismal s'adresse exclusivement aux collectionneurs de survival-horror sans attente qualitative. Pour tous autres spectateurs, l'expérience offrira frustration plus que satisfaction. À zapper sauf masochisme cinéphilique.
Critique rédigée à partir de la fiche programme : voir la fiche complète
Acteurs
Recommandations
Avis & notes — Dismal
0Partagez votre avis sur ce contenu. Les échanges sont modérés pour garder une discussion lisible et utile.
Discussion
Aucun message publié pour le moment.
Soyez le premier à commenter
Votre retour peut aider les autres lecteurs à se faire un avis.
Votre message
Votre nom sera affiché. Votre email reste privé et n’est jamais publié.
Un clic suffit — pas besoin de compte pour voter.