Notre avis
signé Étienne ChassagneLe film ne cache pas ses codes de genre. Les femmes compètent d'abord pour les hommes plutôt que pour des opportunités professionnelles indépendantes. C'est le standard de l'époque, historiquement parlant. Néanmoins, les performances féminines exigent une vitalité que certains cinémas ne permettaient pas.
Lucille Ball incarne une sexualité assumée contraire aux bonnes convenances. Son personnage refuse de s'excuser d'exister corporellement. O'Hara représente la féminité civilisée. Le film explore cette tension sans vraiment la résoudre: les deux femmes reconnaissent une affinité mutuelle malgré leurs trajectoires opposées.
Les séquences de danse et de musique demeurent les portions les plus engageantes. Le film justifie son titre littéralement: les femmes dansent, chantent et présentent. Les hommes servent de catalyseurs narratifs plutôt que de personnages véritables.
L'intrigue romanticisée devient prévisible au troisième acte. Le film semble essoufflé, comme si les producteurs ne savaient plus comment conclure une histoire centrant les femmes.
Recommandé comme artefact historique intéressant et pour les performances de ses acteurs. La production est soignée et les divertissements musicaux valent le visionnage. C'est un film pour contextualiser l'évolution du cinéma féminin.
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