Comme si de rien n'était
Réalisateur : Pierre-Olivier Mornas
Thomas est metteur en scène. Un soir, il rencontre Alix et ils vont s'aimer dès le premier regard. Absolument. Mais la vie d'Alix les rattrape. Le temps d'une pièce de théâtre, ils feront comme si de rien n'était.
Notre avis
signé Étienne ChassagneCe qui rend ce film potentiellement remarquable : c'est une exploration nuancée de la cognition féminine face au trauma. Pas d'effondrement dramatique, pas de crise émotionnelle spectaculaire, juste un délitement silencieux et quotidien. Janne représente une génération de femmes supposément libérées qui découvrent que l'indépendance proclamée ne suffit pas à absorber certains chocs. Son refus de 'jouer les victimes' révèle une forme de fierté malsaine, une incapacité à chercher du soutien.
Le cinéma nordique excelle dans cette exploration de l'intériorité sans sentimentalisme. Aucune musique de violons pour souligner l'émotion, aucun moment de catharsis pour 'résoudre' les tensions.
Les risques : le film peut sembler glacial et dépourvu d'empathie si le ton n'est pas calibré avec soin. La ligne entre 'exploration subtile de la dénégation' et 'ennui cinématographique' est étroite. Le rythme lent exige une patience du spectateur.
Public visé : spectateurs en quête d'explorations psychologiques non-conventionnelles, ceux intéressés par le cinéma nordique introspectif, féministes curieuses des contradictions de l'émancipation contemporaine.
À voir pour sa psychologie nuancée.
Critique rédigée à partir de la fiche programme : voir la fiche complète
Acteurs
Recommandations
Avis & notes — Comme si de rien n'était
0Partagez votre avis sur ce contenu. Les échanges sont modérés pour garder une discussion lisible et utile.
Discussion
Aucun message publié pour le moment.
Soyez le premier à commenter
Votre retour peut aider les autres lecteurs à se faire un avis.
Votre message
Votre nom sera affiché. Votre email reste privé et n’est jamais publié.
Un clic suffit — pas besoin de compte pour voter.