Austin Powers : L'Espion qui m'a tirée
Austin Powers: The Spy Who Shagged Me
« Après avoir défendu les joyaux de la Couronne, il se bat pour les bijoux de famille ! »
Réalisateur : Jay Roach
Le Dr Evil est de retour avec une nouvelle machine à remonter le temps, qui lui permet d'aller dans les années 1960 et de voler le mojo d'Austin Powers, le privant ainsi de ses parties de jambes en l'air.
Notre avis
signé Étienne ChassagneMike Myers domine le film de sa présence, campant Austin en homme perpétuellement confus parlant de séduction comme d'un art martial, arborant des costumes lunaires. Les gags fonctionnent par accumulation : plus c'est absurde, plus c'est drôle. Fat Bastard, ce villain grotesque, vole littéralement les scènes où il apparaît.
L'humour repose sur la sexualité débridée des années 1960 revisitée par un regard moderne grivois. Les calembours, souvent atroces, deviennent amusants précisément par leur médiocrité assumée. Heather Graham incarne l'agent Felicity avec un sérieux amusé qui fonctionne brillamment, tandis que les personnages seconds multiplient les quiproquos basiques mais efficaces.
Les défauts sont réels. Le film dure franchement trop longtemps pour son concept limité. Certains gags s'éternisent sans payoff satisfaisant. La ligne narrative se noie régulièrement dans le chaos comique.
Pour ceux qui adorent les comédies sans filtre des années 1990 américaines, absurdes et sans prétention. À zapper si le burlesque vous hérisse.
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