Raphaël Lievin
Né en France en 1899, il passa son enfance en Sibérie où son père, ingénieur, dirigeait une mine, et il fit ses études dans des établissements russes. Peu avant la révolution de 1917 Raphaël Liévin regagna la France en guerre, et s'engagea. En 1918 il fit partie d'une mission envoyée à Mourmansk, où il passa des mois sans apprendre — dira t-il plus tard — la fin des hostilités. Après quoi Raphaël Liévin tenta sa chance au théâtre. Il réussit en 1921 à se faire engager chez Sarah Bernhardt et apparut dans La Tosca. Il suivit les cours de Renée Carl qui avait ouvert une école de cinéma. Le concours de Cinémagazine « On demande des jeunes premiers », qu'il gagna, attira l'attention sur Raphaël Liévin. Il obtint dans des films de petits rôles qui ne permirent pas de parler de « révélation ». Raphaël Liévin arborait des expressions convenues dignes d'un Rochefort de remplacement. Pierre Marodon lui confia pourtant en 1924 dans Salammbô le seul rôle marquant de sa carrière, celui de Narr Havas le Numide, où il afficha sur ses traits la perfidie du personnage. Suivirent quelques emplois épisodiques, tel Fédor dans Princesse Mucha. Le cinéma muet touchait à sa fin. Dans un seul film parlant Raphaël Liévin décrocha une silhouette : il s'agissait de Sola que mit en scène Diamant-Berger en 1931. L'expérience ne fut pas réitérée.
Lire la suite ↓
Né en France en 1899, il passa son enfance en Sibérie où son père, ingénieur, dirigeait une mine, et il fit ses études dans des établissements russes. Peu avant la révolution de 1917 Raphaël Liévin regagna la France en guerre, et s'engagea. En 1918 il fit partie d'une mission envoyée à Mourmansk, où il passa des mois sans apprendre — dira t-il plus tard — la fin des hostilités. Après quoi Raphaël Liévin tenta sa chance au théâtre. Il réussit en 1921 à se faire engager chez Sarah Bernhardt et apparut dans La Tosca. Il suivit les cours de Renée Carl qui avait ouvert une école de cinéma. Le concours de Cinémagazine « On demande des jeunes premiers », qu'il gagna, attira l'attention sur Raphaël Liévin. Il obtint dans des films de petits rôles qui ne permirent pas de parler de « révélation ». Raphaël Liévin arborait des expressions convenues dignes d'un Rochefort de remplacement. Pierre Marodon lui confia pourtant en 1924 dans Salammbô le seul rôle marquant de sa carrière, celui de Narr Havas le Numide, où il afficha sur ses traits la perfidie du personnage. Suivirent quelques emplois épisodiques, tel Fédor dans Princesse Mucha. Le cinéma muet touchait à sa fin. Dans un seul film parlant Raphaël Liévin décrocha une silhouette : il s'agissait de Sola que mit en scène Diamant-Berger en 1931. L'expérience ne fut pas réitérée.
Réduire ↑Films
Avis sur Raphaël Lievin
0Partagez votre avis sur ce contenu. Les échanges sont modérés pour garder une discussion lisible et utile.
Discussion
Aucun message publié pour le moment.
Soyez le premier à commenter
Votre retour peut aider les autres lecteurs à se faire un avis.
Votre message
Votre nom sera affiché. Votre email reste privé et n’est jamais publié.
Un clic suffit — pas besoin de compte pour voter.