Natalie Clifford Barney
Natalie Clifford Barney (31 octobre 1876-2 février 1972), est une femme de lettres américaine du xxe siècle connue pour ses poésies, mémoires et épigrammes et une des dernières salonnières parisiennes.
Ouvertement lesbienne, elle a cherché à faire de son salon littéraire une nouvelle Mytilène, une école de femmes poètes qui répondent à l'Académie française d'alors, strictement masculine. Pendant plus de soixante ans, le 20 de la rue Jacob a revivifié un monde littéraire et artistique féminin, à travers les nombreuses conquêtes amoureuses de son hôtesse, telles la courtisane Liane de Pougy, la mécène Élisabeth de Clermont-Tonnerre, la peintre Romaine Brooks, la romancière Colette — à qui elle inspira le personnage de Flossie dans Claudine s'en va (1903) — , mais aussi des intellectuel(le)s qui ont compté des deux côtés de l'Atlantique, tels Salomon Reinach ou Gertrude Stein, homosexuels ou non, mais favorables à la libération des mœurs et des arts. Par son indépendance d'esprit, sa liberté de mœurs, sa séduction, son goût pour les choses de l'esprit, elle a permis de donner, dans le Paris de la Belle Époque et de l'entre-deux-guerres, une bien plus grande visibilité aux lesbiennes.
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Natalie Clifford Barney (31 octobre 1876-2 février 1972), est une femme de lettres américaine du xxe siècle connue pour ses poésies, mémoires et épigrammes et une des dernières salonnières parisiennes. Ouvertement lesbienne, elle a cherché à faire de son salon littéraire une nouvelle Mytilène, une école de femmes poètes qui répondent à l'Académie française d'alors, strictement masculine. Pendant plus de soixante ans, le 20 de la rue Jacob a revivifié un monde littéraire et artistique féminin, à travers les nombreuses conquêtes amoureuses de son hôtesse, telles la courtisane Liane de Pougy, la mécène Élisabeth de Clermont-Tonnerre, la peintre Romaine Brooks, la romancière Colette — à qui elle inspira le personnage de Flossie dans Claudine s'en va (1903) — , mais aussi des intellectuel(le)s qui ont compté des deux côtés de l'Atlantique, tels Salomon Reinach ou Gertrude Stein, homosexuels ou non, mais favorables à la libération des mœurs et des arts. Par son indépendance d'esprit, sa liberté de mœurs, sa séduction, son goût pour les choses de l'esprit, elle a permis de donner, dans le Paris de la Belle Époque et de l'entre-deux-guerres, une bien plus grande visibilité aux lesbiennes.
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