Mary Serta
Le nom de cette interprète insolite apparut pour la première fois dans un générique de film en 1926: il s'agissait du Marchand de bonheur L'année suivante elle fit sensation dans La Madone des sleepings où elle campait avec une remarquable économie de moyens une apparatchik bolchevique aux cheveux courts, venimeuse et implacable. Ce visage acéré ne pouvait se prêter à des poupées conventionnelles, mais Mary Serta se fit une place parmi les seconds rôles du cinéma muet finissant. Elle dut attendre le parlant pour avoir en 1932, grâce à Plais- setty, un rôle de premier plan à défendre dans Chair ardente, celui d'une chanteuse égarée par sa sensualité. Le metteur en scène Lucien Mayrargue, qui lui avait confié un personnage impor- tant dans Illusions en 1929, retrouva Mary Serta dans plusieurs de ses réalisations parlantes, dont son unique long métrage, Neuf de trèfle, en 1937. C'est dans La Boutique aux illusions de Jacques Séverac (où Mayrargue fut seulement dialoguiste) que Mary Serta traversa l'écran pour la dernière fois en 1939, après treize ans de carrière.
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Le nom de cette interprète insolite apparut pour la première fois dans un générique de film en 1926: il s'agissait du Marchand de bonheur L'année suivante elle fit sensation dans La Madone des sleepings où elle campait avec une remarquable économie de moyens une apparatchik bolchevique aux cheveux courts, venimeuse et implacable. Ce visage acéré ne pouvait se prêter à des poupées conventionnelles, mais Mary Serta se fit une place parmi les seconds rôles du cinéma muet finissant. Elle dut attendre le parlant pour avoir en 1932, grâce à Plais- setty, un rôle de premier plan à défendre dans Chair ardente, celui d'une chanteuse égarée par sa sensualité. Le metteur en scène Lucien Mayrargue, qui lui avait confié un personnage impor- tant dans Illusions en 1929, retrouva Mary Serta dans plusieurs de ses réalisations parlantes, dont son unique long métrage, Neuf de trèfle, en 1937. C'est dans La Boutique aux illusions de Jacques Séverac (où Mayrargue fut seulement dialoguiste) que Mary Serta traversa l'écran pour la dernière fois en 1939, après treize ans de carrière.
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