Manuel Caméré
Né vers 1885 en République argentine, il passait pour avoir fait du théâtre en Italie, quand il débuta au cinéma en tournant en France, peu avant la mobilisation de 1914, un film mis en scène par Louis Paglieri : Les Faussaires avec Léon Mathot. -Manuel Caméré dut attendre le retour de la paix pour prendre un nouveau départ grâce à Louis Feuillade qui lui fit jouer un Hindou dans Tih-Minh et un Allemand redoutable dans Vendémiaire. Son visage peu banal semblait le destiner aux rôles d'étrangers un tantinet inquiétants, et Caméré incarna encore l'odieux Sartines dans La Nouvelle Aurore de Violet, mais il eut l'habileté de s'évader de ce genre d'emploi grâce à ses talents physiques de jeune premier sportif. Il pratiquait la natation, la boxe, l'équitation, son charme vaguement exotique pouvait agir sur le public. Dans Vers l'argent de Plaissetty, en « comte Grimaldi » dans Stella Lucente de René d'Auchy, mieux encore dans Le Diamant vert de Marodon, il se retrouva héros positif emporté par l'aventure et traversant les catastrophes, épidémie, explosion d'un paquebot, noyade, incendie, à force de courage et de grandeur d'âme. Ce genre d'acteur « sympathique » pouvait plaire aux Américains, et en effet Manuel Caméré rejoignit Charles de Rochefort à Hollywood en 1923, pour tourner Mon homme avec Pola Negri, puis Tiger Love. Comme Rochefort il revint à Paris en 1924 pour Madame Sans-Gêne de Léonce Perret, puis le cinéma muet l'oublia, et le parlant de même.
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Né vers 1885 en République argentine, il passait pour avoir fait du théâtre en Italie, quand il débuta au cinéma en tournant en France, peu avant la mobilisation de 1914, un film mis en scène par Louis Paglieri : Les Faussaires avec Léon Mathot. -Manuel Caméré dut attendre le retour de la paix pour prendre un nouveau départ grâce à Louis Feuillade qui lui fit jouer un Hindou dans Tih-Minh et un Allemand redoutable dans Vendémiaire. Son visage peu banal semblait le destiner aux rôles d'étrangers un tantinet inquiétants, et Caméré incarna encore l'odieux Sartines dans La Nouvelle Aurore de Violet, mais il eut l'habileté de s'évader de ce genre d'emploi grâce à ses talents physiques de jeune premier sportif. Il pratiquait la natation, la boxe, l'équitation, son charme vaguement exotique pouvait agir sur le public. Dans Vers l'argent de Plaissetty, en « comte Grimaldi » dans Stella Lucente de René d'Auchy, mieux encore dans Le Diamant vert de Marodon, il se retrouva héros positif emporté par l'aventure et traversant les catastrophes, épidémie, explosion d'un paquebot, noyade, incendie, à force de courage et de grandeur d'âme. Ce genre d'acteur « sympathique » pouvait plaire aux Américains, et en effet Manuel Caméré rejoignit Charles de Rochefort à Hollywood en 1923, pour tourner Mon homme avec Pola Negri, puis Tiger Love. Comme Rochefort il revint à Paris en 1924 pour Madame Sans-Gêne de Léonce Perret, puis le cinéma muet l'oublia, et le parlant de même.
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