Konstanty Jeleński
Konstanty Aleksander Jeleński (parfois orthographié en France Constantin Jelenski) (né le 2 janvier 1922 à Varsovie et mort le 4 mai 1987 à Paris) est un essayiste, critique littéraire, critique d'art et traducteur polonais émigré en France.
Konstanty Aleksander Jeleński est issu d’une famille de la noblesse terrienne. Son père Konstanty Jeleński est diplomate et le jeune Jeleński passe son enfance dans différentes représentations diplomatiques polonaises où son père est nommé: à Madrid, Bucarest, Vienne, Königsberg, Munich. Sa mère, née Teresa Skarżyńska, est traductrice (entre autres de George Orwell qu'elle connaissait personnellement).
Jeleński est diplômé du lycée Stefan Batory à Varsovie où il est camarade de classe de Krzysztof Kamil Baczyński. Il appartient à l'équipe scoute "Orangerie", où il côtoie, entre autres, Tadeusz Zawadzki "Zośka". Il obtient son bac en 1939.
A l'âge de dix-huit ans, Jeleński rejoint l'armée polonaise qui se reconstruit en France, puis en Angleterre. En même temps, il fait des études d'économie, de sciences politiques et d'histoire à Oxford. En 1944, il prend part aux combats en Normandie, en Belgique et en Hollande au sein de la première division blindée polonaise du général Maczek. Jeleński fait partie de la rédaction du journal Dziennik Żołnierza Pierwszej Brygady Pancernej (Le journal du combattant de la première division blindée).
Après la guerre, il choisit l'exil. Il travaille à l'Organisation internationale pour les réfugiés (IRO) à Naples, et à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Rome. Il se lie avec Leonor Fini, peintre argentine d'origine italienne et s'installe avec elle à Paris en 1951. (Jeleński signe ses lettres à ses amis d’un diminutif affectueux de son prénom: «Kot», qui en polonais signifie aussi «le chat», animal que Leonor Fini aime énormément.)
A Paris, Jeleński est très actif dans les milieux littéraires de l'émigration polonaise. En décembre 1952, il arrive, par l’intermédiaire de Nicolas Nabokov (qu'il avait connu à Rome lorsqu’il était en poste à la FAO) au Congrès pour la liberté de la culture. En 1953, il constitue dans le cadre du Congrès un «Comité pour l’Europe centrale et orientale», composé d’une douzaine d’écrivains, d’artistes et de savants polonais, roumains, tchèques, etc., tous exilés en France, afin de l’aider à réaliser, en collaboration avec la Radiodiffusion française, une émission hebdomadaire de quinze à vingt minutes, destinée à informer les auditeurs d’Europe centrale et orientale des événements culturels les plus importants d'Europe occidentale et dont ils ne peuvent avoir connaissance par d’autres voies. En huit ans, une centaine d’heures sont ainsi diffusées, qui permettent aussi de familiariser les auditeurs avec l’existence et les activités du Congrès (ce qui incita Ilya Ehrenburg à demander au gouvernement français la suppression de ces émissions). Ce comité a également pour mission de répondre à toute demande de documentation ou de coopération concernant la vie culturelle en Albanie, Bulgarie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie et dans les pays baltes. ...
Source: Article "Konstanty Jeleński" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.
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Konstanty Aleksander Jeleński (parfois orthographié en France Constantin Jelenski) (né le 2 janvier 1922 à Varsovie et mort le 4 mai 1987 à Paris) est un essayiste, critique littéraire, critique d'art et traducteur polonais émigré en France. Konstanty Aleksander Jeleński est issu d’une famille de la noblesse terrienne. Son père Konstanty Jeleński est diplomate et le jeune Jeleński passe son enfance dans différentes représentations diplomatiques polonaises où son père est nommé: à Madrid, Bucarest, Vienne, Königsberg, Munich. Sa mère, née Teresa Skarżyńska, est traductrice (entre autres de George Orwell qu'elle connaissait personnellement). Jeleński est diplômé du lycée Stefan Batory à Varsovie où il est camarade de classe de Krzysztof Kamil Baczyński. Il appartient à l'équipe scoute "Orangerie", où il côtoie, entre autres, Tadeusz Zawadzki "Zośka". Il obtient son bac en 1939. A l'âge de dix-huit ans, Jeleński rejoint l'armée polonaise qui se reconstruit en France, puis en Angleterre. En même temps, il fait des études d'économie, de sciences politiques et d'histoire à Oxford. En 1944, il prend part aux combats en Normandie, en Belgique et en Hollande au sein de la première division blindée polonaise du général Maczek. Jeleński fait partie de la rédaction du journal Dziennik Żołnierza Pierwszej Brygady Pancernej (Le journal du combattant de la première division blindée). Après la guerre, il choisit l'exil. Il travaille à l'Organisation internationale pour les réfugiés (IRO) à Naples, et à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Rome. Il se lie avec Leonor Fini, peintre argentine d'origine italienne et s'installe avec elle à Paris en 1951. (Jeleński signe ses lettres à ses amis d’un diminutif affectueux de son prénom: «Kot», qui en polonais signifie aussi «le chat», animal que Leonor Fini aime énormément.) A Paris, Jeleński est très actif dans les milieux littéraires de l'émigration polonaise. En décembre 1952, il arrive, par l’intermédiaire de Nicolas Nabokov (qu'il avait connu à Rome lorsqu’il était en poste à la FAO) au Congrès pour la liberté de la culture. En 1953, il constitue dans le cadre du Congrès un «Comité pour l’Europe centrale et orientale», composé d’une douzaine d’écrivains, d’artistes et de savants polonais, roumains, tchèques, etc., tous exilés en France, afin de l’aider à réaliser, en collaboration avec la Radiodiffusion française, une émission hebdomadaire de quinze à vingt minutes, destinée à informer les auditeurs d’Europe centrale et orientale des événements culturels les plus importants d'Europe occidentale et dont ils ne peuvent avoir connaissance par d’autres voies. En huit ans, une centaine d’heures sont ainsi diffusées, qui permettent aussi de familiariser les auditeurs avec l’existence et les activités du Congrès (ce qui incita Ilya Ehrenburg à demander au gouvernement français la suppression de ces émissions). Ce comité a également pour mission de répondre à toute demande de documentation ou de coopération concernant la vie culturelle en Albanie, Bulgarie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie et dans les pays baltes. ... Source: Article "Konstanty Jeleński" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.
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