Germain
Ce comédien du Boulevard fut d'abord un des plus fidèles interprètes de Georges Feydeau, sur la scène de l'ancien Théâtre des Nouveautés alors situé rue des Italiens. Henri Germain se distingua en particulier à la création de La Main passe (1904), La Puce à l'oreille (1907), Occupe-toi d'Amélie (1908). René Jeanne parle à son propos, dans Cinéma 1900, du « bon gros Germain, tête d'affiche du Théâtre des Nouveautés — Champignol malgré lui — et lauréat de tous les concours d'horticulture de la région parisienne ». Ce pilier du Boulevard (où il joua aussi Maître Nitouche avec le jeune Saturnin Fabre, puis Le Petit Café de Tristan Bernard, en 1912) aborda le cinéma dès 1909 par l'écriture, comme scénariste d'un film interprété par Prince — qui n'était pas encore devenu Rigadin. Pour Henri Germain comme pour beaucoup d'hommes de théâtre, le cinéma constituait en quelque sorte une extension de la scène, et quand il y arriva en qualité de comédien, ce fut presque toujours pour continuer à y jouer le vaudeville — condensé pour l'écran généralement sous la direction de cet autre familier de Feydeau qu'était Marcel Simon. Il en fut ainsi jusqu'en 1917: trois fois cette année-là, Simon mit en scène son complice Germain, dont le nom était aussi celui du héros, dans une série qui tourna court. Sept années passèrent, et Germain revint au studio pour reprendre avec Robert Saidreau l'un de ses succès sur scène le rôle du pittoresque Bouzin dans Un fil à la patte. Après quoi l'on ne vit plus jamais Germain dans le cinéma muet.
Lire la suite ↓
Ce comédien du Boulevard fut d'abord un des plus fidèles interprètes de Georges Feydeau, sur la scène de l'ancien Théâtre des Nouveautés alors situé rue des Italiens. Henri Germain se distingua en particulier à la création de La Main passe (1904), La Puce à l'oreille (1907), Occupe-toi d'Amélie (1908). René Jeanne parle à son propos, dans Cinéma 1900, du « bon gros Germain, tête d'affiche du Théâtre des Nouveautés — Champignol malgré lui — et lauréat de tous les concours d'horticulture de la région parisienne ». Ce pilier du Boulevard (où il joua aussi Maître Nitouche avec le jeune Saturnin Fabre, puis Le Petit Café de Tristan Bernard, en 1912) aborda le cinéma dès 1909 par l'écriture, comme scénariste d'un film interprété par Prince — qui n'était pas encore devenu Rigadin. Pour Henri Germain comme pour beaucoup d'hommes de théâtre, le cinéma constituait en quelque sorte une extension de la scène, et quand il y arriva en qualité de comédien, ce fut presque toujours pour continuer à y jouer le vaudeville — condensé pour l'écran généralement sous la direction de cet autre familier de Feydeau qu'était Marcel Simon. Il en fut ainsi jusqu'en 1917: trois fois cette année-là, Simon mit en scène son complice Germain, dont le nom était aussi celui du héros, dans une série qui tourna court. Sept années passèrent, et Germain revint au studio pour reprendre avec Robert Saidreau l'un de ses succès sur scène le rôle du pittoresque Bouzin dans Un fil à la patte. Après quoi l'on ne vit plus jamais Germain dans le cinéma muet.
Réduire ↑Films
Avis sur Germain
0Partagez votre avis sur ce contenu. Les échanges sont modérés pour garder une discussion lisible et utile.
Discussion
Aucun message publié pour le moment.
Soyez le premier à commenter
Votre retour peut aider les autres lecteurs à se faire un avis.
Votre message
Votre nom sera affiché. Votre email reste privé et n’est jamais publié.
Un clic suffit — pas besoin de compte pour voter.