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Waterworld (1995)

Waterworld

1995 · Etats-Unis · 2h25
Science-fiction Film

Synopsis

En 2500, la Terre est recouverte d'une vaste étendue d'eau que trouent, çà et là, des atolls artificiels et que parcourent d'immenses navires et des navigateurs solitaires. L'un d'eux, un marin, aborde un atoll. Il fait la connaissance d'un inventeur humaniste et farfelu, de la très jolie Helen et de la fille adoptive de celle-ci, Enola, qui porte une mystérieuse carte tatouée sur le dos. Les habitants de l'atoll finissent par remarquer que le marin, qui a les pieds palmés, est un mutant, et le jettent en prison au moment même où les Smokers, des pirates sanguinaires, se ruent sur l'îlot, massacrant et tuant tout sur leur passage...

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Waterworld, chef-d'œuvre ou fougueux foutoir méga déployé ? Voilà une question qui divise autant qu’elle fascine. L’histoire d’un monde submergé, d’un marin solitaire et d’un futur apocalyptique, aurait pu tourner à la simple aventure post-apocalyptique, et pourtant, Kevin Reynolds s’entête à faire de cette œuvre une odyssée d’une absurdité captivante. Le film se distingue d’abord par son ambition visuelle : un univers maritime étendu, où chaque plan regorge de détails qui témoignent d’un budget sûrement à faire pâlir certains blockbusters actuels. L’écueil, toutefois, c’est que cette ambition se charge aussi de ses défauts : effets spéciaux parfois approximatifs (notamment à l’époque), scénario qui tente d’élever une course aux trésors aquatique au rang de tragédie philosophique et une distribution dont l’alchimie n’est pas toujours au rendez-vous.

Mais ce qui sauve Waterworld, c’est justement cette démesure maladroite mais sincère. Si l’écriture ne brille pas par sa finesse, la direction artistique et la photographie transportent la vue dans un monde vertigineux, où chaque navire, chaque cabane flottante, semble craindre à la fois la pluie et l’admiration. Kevin Costner incarne un héros à la fois mystérieux et ambigu, et la plastique de la toile de fond compense, en partie, un script un peu léger, souvent enfoncé par ses enjeux narratifs un peu simplistes.

Ce film ne sera probablement pas une révélation pour ceux qui cherchent un chef-d’œuvre cohérent ou subtil. Mais pour les amateurs de cinéma à la fois ambitieux et douteux, Waterworld offre une expérience unique, entre kitsch légendaire et spectacle à couper le souffle. C’est une erreur de le zapper, car il incarne l’esprit de cette époque qui osait tout, parfois pour le pire, souvent pour le meilleur. À voir absolument pour mesurer ce que le cinéma de genre peut tenter quand il sort des sentiers battus.

Prochaines diffusions

RTL9
RTL9

samedi 30 mai

22:45-00:55

Tout public
/5

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