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The Mask (1994)

The Mask

1994 · Etats-Unis · 1h38
Cinéma Film

Disponible en streaming

Synopsis

Dans l’agitation survoltée d’Edge City, où les néons clignotants des enseignes se reflètent sur le bitume et où la vie semble réserver ses audaces aux plus téméraires, Stanley Ipkiss (Jim Carrey) incarne l’antithèse même de l’aventure. Employé de banque discret, maladroit et invisiblement amoureux de sa routine, il passe ses journées à compter des billets et ses soirées à rêver en silence, accompagné seulement de son fidèle ami Charlie, un chien fidèle. Sa vie bascule le jour où il croise Tina Carlyle (Cameron Diaz), une chanteuse envoûtante aux allures de star, malheureusement sous l’emprise de Dorian Tyrell (Peter Greene), un mafieux aussi charismatique que dangereux. Ce dernier, qui utilise la banque de Stanley comme couverture pour organiser un braquage d’envergure, incarne tout ce que Stanley n’osera jamais être : puissant, impitoyable et maître de son destin.Tout change lorsqu’une mystérieuse découverte tombe entre les mains de Stanley : un masque ancien aux pouvoirs surnaturels, abandonné dans les eaux troubles du port. En l’enfilant, il se transforme en une version débridée, exubérante et survoltée de lui-même. Doté d’une énergie inépuisable, d’un humour déjanté et de capacités physiques défiant les lois de la nature, Stanley devient The Mask, un tourbillon de chaos et de créativité explosive. Enfin libéré de ses inhibitions, il séduit Tina avec panache, défie Dorian avec une audace insolente et transforme la ville en un terrain de jeu où tout semble possible.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
The Mask reste une merveille d'absurde : Jim Carrey libéré incarne Stanley Ipkiss, un homme aussi terne que transparent, soudainement doté d'un masque transformant la réalité elle-même. Chuck Russell crée un univers où les lois de la physique s'évanouissent dès que le latex se place. Jim Carrey est stupéfiant de contrôle dans le chaos. Ses contorsions faciales, ses yeux exorbités, sa voix caoutchouteuse deviennent les instruments d'une comédie incarnée. Sans les effets spéciaux massifs actuels, c'est l'improvisation physique de Carrey qui porte tout. Cameron Diaz s'émerge comme partenaire formidable, apportant sensualité naturelle et timing comique. Peter Greene campe un mafieux suffisamment menaçant pour crédibiliser les enjeux. Visuellement, le film pulse d'une énergie cartoon. Quand le masque prend le contrôle, c'est comme entrer dans un Tom et Jerry en chair : les impossibilités physiques deviennent poétiques. Les gags de slapstick conjugués aux débuts des morphs numériques créent une esthétique unique. Le scénario suit cependant un schéma trop prévisible. L'amour entre Stanley et Tina survient sans chimie établie préalablement, transformant le troisième acte en obligation plutôt qu'en évolution. Le mariage du nonsense et de la romance ne fonctionne jamais complètement. The Mask vieillit bien parce qu'il ose être bête sans arrogance. C'est un film qui comprend que la comédie physique vaut plus que deux cents plaisanteries écrites. À voir pour l'interprétation iconique de Carrey.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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