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The Crow : la Cité des Anges (1996)

The Crow : la Cité des Anges

1996 · Etats-Unis · 1h25
Science-fiction -12

Disponible en streaming

Synopsis

Dans Los Angeles en ruines, laissé à l'abandon et dominé par les gangs, Ashe, un paisible mécanicien sans histoires, vit avec son jeune fils, Danny. Un jour, tous deux assistent par hasard à un meurtre perpétré par Curve, chef de gang et bras droit de Judah Earl, maître incontesté de la Cité des Anges. Ils sont aussitôt exécutés par les hommes de main d'Earl et leurs corps jetés dans les eaux profondes de l'océan Pacifique. Une jeune femme, Sarah, installée dans un loft de la ville depuis quelque temps, est mystérieusement attirée vers les lieux du crime par des images subliminales surgies de son passé. Elle est alors témoin de la résurrection d'Ashe, arraché à la mort par un corbeau surnaturel, messager de l'au-delà...

Notre avis

signé Anaïs Vidal
La Cité des Anges reprend le concept du corbeau vengeur ressuscitant un humain pour la vengeance, cette fois dans Los Angeles dystopique futuriste. La vision urbaine impressionne initialement : métropole surgie des années quatre-vingt-dix cyberpunk avec design de production ambitieux. Ashe, ressuscité par une force surnaturelle, demeure un véhicule héroïque minimaliste. Comparé à l'original, la resurrection suscite moins de perturbation émotionnelle existentielle. Sarah, pendant féminin supposé, reste peu développée malgré sa présence récurrente. Le film brille dans les séquences d'action pure et la violence codifiée, notamment les confrontations du héros ressuscité. L'ambiance gothique mélangeant surnaturel et crime urbain possède une cohésion esthétique certaine, distinguant la production. Judah Earl, antagoniste, bénéficie d'une présence charismatique malgré un plan tyrannique conventionnel. Cependant, la narration traîne longuement, oubliant de maintenir la tension émotionnelle entre les sequences d'action. Les flashbacks du trauma originel s'accumulent sans approfondir vraiment les motivations du protagoniste. Le film confond atmosphère sombre et absence de luminosité thématique, se noyant dans l'esthétique sans substance narrative. C'est une curiosité des années quatre-vingt-dix de science-fiction sombre, techniquement intéressante mais émotionnellement distante. À voir pour collectionneurs du genre dystopique. À zapper pour autres.

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