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Affiche de Split (2017)

Split

2017
Horreur Film
7.3

Disponible en streaming

Synopsis

Les fractures mentales des personnes présentant un trouble dissociatif de la personnalité ont longtemps fasciné et échappé à la science, il se dit que certains peuvent également manifester des attributs physiques uniques pour chaque personnalité ; un prisme cognitif et physiologique dans un seul être. Kevin a manifesté 23 personnalités devant son psychiatre de longue date, le Dr Fletcher mais il en reste une, immergée, qui commence à se matérialiser et à dominer toutes les autres. Contraint d'enlever trois adolescentes, dont la volontaire Casey, Kevin se bat pour survivre parmi tous ceux qui évoluent en lui-même – et autour de lui- tandis que les murs entre ses personnalités volent en éclats.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Split propulse James McAvoy au centre d'un thriller psychologique où il incarne Kevin Crumb, un homme hébergeant 23 personnalités distinctes, et une 24e - la plus sinistre - qui émerge enfin. Le film se structure comme une exploration du trouble dissociatif de la personnalité, mais franchement, c'est surtout un véhicule pour le spectacle du jeu d'acteur de McAvoy.

L'acteur exploite magistralement la permutation entre les personnalités. Chaque instance se manifeste de manière distinctive : gestuelle, voix, démarche. C'est du pur actoriat affirmé. Le film tire avantage de cette alternance pour montrer comment cet homme fragmenté négocie l'existence, même si les transitions relèvent du cinéma plutôt que de la psychologie précise.

Shyamalan orchestre le suspense avec efficacité traditionnelle : les trois adolescentes kidnappées incarnent un spectre de vulnérabilité. L'une est orpheline rejetée par la société (Casey), ses amies plus conformes et légèrement ennuyeuses. Cette dynamique s'inverse : l'une des captives emmagasine une identité tortueuse ressemblant à Kevin, ce qui rend l'isolement ambigu.

Le film fonctionne en tant que thriller psychologique parce qu'il ne prétend pas guérir les pathologies représentées. Kevin est pathologisé comme monstre, pas humanisé de façon que son trouble explique son comportement. C'est un parti pris narratif qui demande acceptation du spectateur.

Le twist final (qui tourne vers les révélations de la franchise Shyamalan) divisera : certains le trouveront brillant, d'autres prétentieux ou manipulateur.

À voir pour les amateurs du thriller psychologique et du spectacle actoral compétent. Les non-fans de Shyamalan appliqueront du scepticisme. Le film demande une certaine complaisance mentale.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

/5

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