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Affiche de Seule contre la mafia (1970)

Seule contre la mafia

La moglie più bella

1970
Crime Film
6.7

Disponible en streaming

Synopsis

Basé sur l'histoire de Franca Viola et Filippo Melodia. En Sicile, alors que le patron de la mafia part en prison, il conseille à Vito, un jeune homme qui est son successeur potentiel, d'épouser une femme vertueuse et pauvre. L'œil de Vito se porte sur Francesca, seulement 15 ans, mais charmante et dont il est amoureux. Parmi ses vertus, il y a une grande estime de soi et un discours prononcé, alors même si elle tombe amoureuse de Vito, elle ne s'inclinera pas vers lui. En croyant qu'il a perdu la face, il va l'enlever et la violer. Ensuite, il lui dit qu'il va toujours l'épouser. Au lieu de cela, elle dépose des accusations. Ses parents, ses frères et ses voisins refusent de l'appuyer. Va-t-elle se casser? Vito va-t-il continuer ses assauts?

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Réalisé par Pasquale Squitieri, ce film s'inspire de l'histoire vraie de Franca Viola, cette jeune Sicilienne qui refusa d'accepter l'enlèvement et le viol comme voie vers le mariage arrangé. En 1960, Vito, aspirant mafieux, enlève la jeune Francesca persuadé que le mariage s'ensuivra. Contre toute attente sociale, elle refuse et porte plainte.

Le film constitue un acte de résistance narrative. Plutôt que de glorifier la mafia ou de transformer Francesca en héroïne de carte postale, Squitieri capte l'ostracisme brutal de la société sicilienne contre cette femme qui osa défier les conventions. Ses parents, ses frères, ses voisins - tous les piliers de sa communauté - l'abandonnent pour avoir refusé la rédemption violente.

Anna Magnani livre une prestation chargée d'amertume en tant que mère, incarnant la tragédie de devoir choisir entre fils et fille dans une société patriarcale suffocante. Vittorio Gassman campe un jeune mafioso moins cartoon-despotique que complexe, poussé par des codes d'honneur tordus que la société elle-même valide.

Visuellement, le film capture une Sicile claustrophobe, où les rues étroites et les murs gris emprisonnent Francesca aussi efficacement que n'importe quelle cellule. La cinématographie en noir et blanc renforce cette impression d'asphyxie.

Cependant, l'édition s'avère parfois traînante, et certaines scènes demeurent trop statiques cinématographiquement pour maintenir la tension narrative. Le film sacrifie le pacing pour l'authenticité historico-sociale.

À voir pour ceux intéressés par l'histoire féministe et le cinéma italien politique. À zapper si vous recherchez efficacité narrative et rythme soutenu.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

/5

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