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Affiche de Rebecca (1940)

Rebecca

1940
Mystère Film
7.9

Disponible en streaming

Synopsis

Mrs. Edythe Van Hopper, respectable veuve déjà âgée, accompagnée de sa jeune demoiselle de compagnie, est en villégiature à Monte-Carlo dans l'hôtel Côte-d'Azur, lorsque leur chemin croise celui de Maxim de Winter, riche veuf, qui n'a aucun mal à séduire la jeune fille et, dans la foulée, à l'épouser et l'emmener dans sa demeure ancestrale de Manderley, quelque part sur la côte sud-est de l'Angleterre. Les premiers contacts avec le personnel du château, régenté par la peu amène gouvernante Mrs. Danvers, sont glaciaux. Cette dernière, en effet, attachée depuis toujours au service de la précédente Mrs. de Winter, Rebecca, et lui vouant une passion sans limite, même à titre posthume, n'accepte pas l'intrusion de l'« usurpatrice ». Le souvenir de l'épouse disparue et vénérée continue de hanter le château sombre.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Rebecca demeure un enchevêtrement hitcock de suspicion psychologique, bâti moins sur événements que sur atmosphère causticité où chaque regard prolongé cache complots. Un mariage précipité entre jeune femme sans identité et riche veuf endeuillé devient descente progressive dans territoire hanté non par fantôme mais par souvenir d'épouse morte. Mrs. Danvers, gouvernante dévouée à Rebecca, impose contrôle domestique suffocant où chaque objet rappelle infidélité de la successrice. Le programme fonctionne sur cette dynamique : l'invisible Rebecca domine plus vivants qu'elle-même. Laurence Olivier confère mystère par absence presque, parlant peu mais projetant culpabilité non encore articulée. Joan Fontaine capte montée de paranoïa avec justesse, sa voix tremblante et regards évasifs incarnant l'insécurité croissante. Hitchcock photographie Manderley en château de douleur, les ombres des rideaux créant prison invisible. L'ambiance épaisse, délibérément théâtrale, enveloppe spectateur dans malaise. Pourtant, le programme date visuellement et narrativement. Les révélations tardives s'étirent longuement avant libération finale. Le patriarcat non examiné du film, où femmes existent principalement dans rapports aux hommes, vieillit mal. Certains trouveront pacing excessivement lent moderne. Pour cinéphiles adorant psychologie domestique, pour amateurs de Hitchcock précoce, pour ceux appréciant atmosphère sur action, suspicion sur resolution.

Prochaines diffusions

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