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Affiche de Primer (2004)

Primer

2004
Science-fiction Film
6.8

Disponible en streaming

Synopsis

Dans un garage de banlieue, quatre ingénieurs passent leur temps libre à travailler sur des brevets qu'ils espèrent commercialiser pour leur propre compte. Deux d'entre eux, Abe et Aaron, développent en secret une machine capable de réduire la masse des objets. Ils vont alors découvrir une capacité inattendue de ce qu'ils appellent « la boîte ». L'échelle temporelle ne serait pas la même à l'intérieur et à l'extérieur. Ils s'empressent d'en construire un modèle suffisamment grand pour en expérimenter les effets sur eux-mêmes. Il leur suffirait, ont-ils calculé, de « reculer » chaque jour de quelques heures pour manipuler leurs placements boursiers selon les données déjà publiées avant l'expérience. Très vite, ils se sentiront dépassés par ce qui leur arrive.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Primer reste l'une des expériences cinématographiques les plus épineuses du cinéma de science-fiction indépendant. Shane Carruth construit un puzzle filmique si complexe qu'il demande multiples visionnages et probablement quelques consultations externes pour être pleinement appréhendé. C'est volontaire, et pour ceux prêts à accepter cette exigence, le film livre une richesse intellectuelle rare.

Dans un garage de banlieue, quatre ingénieurs bidouillent des brevets en freelance. Abe et Aaron créent une machine qui réduit la masse des objets, avant de découvrir une propriété inattendue : l'écoulement temporel à l'intérieur fonctionne différemment. C'est là le point de départ d'une spirale d'expérimentations sur eux-mêmes qui devient rapidement hors de contrôle.

Ce qui fait la force de Primer, c'est son refus absolu d'exposition. Carruth ne spoon-feed rien au spectateur. Le dialogue est naturel, souvent technique, occasionnellement incompréhensible. La direction est austère, l'atmosphère tendue. La musique électronique minimaliste maintient une anxiété constante. Le film traite les voyages temporels non comme concept dramatique mais comme problème d'ingénierie réelle et ses conséquences psychologiques.

Les performances sont naturelles presque jusqu'à l'invisibilité, ce qui renforce le réalisme interne. Il n'y a aucun moment hollywoodien ; tout demeure étrangement grounded.

Le principal défaut : Primer est délibérément opaque. La frustration est garantie pour beaucoup. Le son peut être médiocre par moments.

Primer s'adresse aux cinéphiles en quête d'expériences uniques, aux fans de science-fiction conceptuelle. À voir absolument pour son ambition rare et son refus des conventions. Prépare-toi à être confus, mais enrichi.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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