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Affiche de Mon nom est Personne (1973)

Mon nom est Personne

Il mio nome è Nessuno

1973
Comédie Film
7.3

Disponible en streaming

Synopsis

Constatant qu’il prend de l’âge, Jack Beauregard, légendaire pistolero, songe à rengainer ses colts et à quitter l’Ouest pour l’Europe, où il compte achever paisiblement sa vie. Mais l’argent du voyage lui manque. C’est à ce moment que débarque un jeune aventurier énigmatique. Il se fait appeler « Personne » et voue à Jack une admiration sans bornes, quelque peu encombrante. Il aimerait que son héros affronte les 150 hors‐la‐loi qui forment la redoutable « horde sauvage ». Ces derniers, qui se sont déjà rendus coupables de l’assassinat du frère de Jack, ont leur propre idée sur la question. Ils tentent de prendre les devants et, moyennant finances, proposent à Personne d’abattre Jack…

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Mon nom est Personne déploie la légende vieillie du pistolero Jack Beauregard dans ses années déclinantes, cherchant retraite en Europe. L'arrivée d'un jeune admirateur énigmatique, qui se nomme Personne, provoque une cascade de situations : rivalités, assassinats à contrat, chasses à travers déserts.

Ce western comique, signé Sergio Leone (oui, le Leone du Bon, la Brute et le Truand) refuse de prendre quoi que ce soit sérieusement. C'est sa force majeure. Là où les westerns sont généralement durs, celui-ci est coloré, absurde, parfois surréaliste. Les combats explosent en chaos sans majesté. Les personnages agissent selon la logique du cartoon plus que celle du réalisme.

Terence Hill incarne Personne avec une désinvolture contagieuse. C'est un jeune homme qui idolâtre son héros avec une naïveté que le film explote pour la comédie. Henry Fonda, en tant que Jack, démantèle son image d'homme d'action de façon tendre. Il est fatigué, un peu répugnant, exactement ce qu'on attendrait d'un tireur légendaire vieillissant.

Ce qui distingue le film au-delà de la parodie simple, c'est son respect fondamental pour les conventions du western qu'il torpille. C'est de l'amour envers le genre à travers le ridicule. Les décors sont magnifiques, les compositions de caméra intentionnées. Ce n'est pas un projet sans-amour mais un réexamen ludique.

Les limites : l'humour des années 70 daterait significativement. Les blagues reposent sur des sensibilités visuelles que les audiences modernes peuvent trouver datées ou trop lentes.

Essentiel pour les fans de western comique et de cinéma de Sergio Leone. À découvrir si vous avez de l'affection pour le cinéma de genre subverti. À zapper si vous demandez du western sérieux.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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