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Mine de rien (2020)

Mine de rien

2020 · France · 1h23
Cinéma

Disponible en streaming

Synopsis

Dans le cadre pittoresque et parfois difficile du Nord de la France, Arnault (Arnaud Ducret) se retrouve à un tournant de sa vie. Chômeur de longue durée, divorcé et père de deux enfants, il jongle avec les défis quotidiens, notamment la nécessité de s'occuper de sa mère, Thérèse (Hélène Vincent), atteinte de la maladie d'Alzheimer. Dans un moment de désespoir et d'espoir mêlés, Arnault est contraint de l'emmener à un stage de réinsertion professionnelle qui, il l'espère, pourrait lui ouvrir des portes vers un nouvel emploi.Cependant, la réalité s'avère bien plus complexe que prévue. Aux côtés de ses amis Di Lello (Philippe Rebbot) et d'autres chômeurs ayant également subi la fermeture de leur usine, Arnault se trouve confronté à un formateur aux ambitions très techniques, dont le jargon reste un véritable casse-tête pour ce groupe d'hommes accoutumés à des rythmes de vie plus simples. Les promesses de travail chez Armaguedon, un équipementier sportif local, deviennent le fil conducteur d'un parcours semé d'embûches.

Notre avis

signé Youssef Ouabderazak
Arnault se retrouve pris entre nécessités immédiates : longue période de chômage, paternité, soin d'une mère atteinte d'Alzheimer. Mine de rien, avec ce titre fonctionnant à plusieurs niveaux, propose portrait de la précarité moderne française. Arnaud Ducret, acteur souvent relégué à rôles légers, démontre ici crédibilité dramatique inattendue.

Le film s'ancre dans réalité économique brutale : un stage de réinsertion où les formateurs débitent jargon inaccessible aux gens simples, communautés d'anciens travailleurs d'usine confrontés à l'inutilité administrative. C'est la France des Hauts-de-France, des fermetures usines des années 2000, une génération sacrifiée aux politiques néolibérales.

Où Mine de rien aurait pu devenir documentaire déprimant, le film trouve légèreté paradoxale : ces gens, malgré tout, restent solidaires, drôles, dignes. Les moments avec la mère atteinte d'Alzheimer auraient pu être uniquement tristes ; le film y trouve tendresse patiente. Philippe Rebbot incarne copain loyal, figure commune des chômeurs français.

Le risque : tomber dans pathos simpliste ou dénonciation trop facile. Le film navigue cette ligne en gardant personnages complexes : ils ne sont pas victimes pures ni résistants héroïques, juste des gens confrontés aux réalités.

À voir pour quiconque intéresse à la France réelle au-delà des clichés parisiens. À voir aussi pour Ducret démontrant capacités dramatiques souvent oubliées.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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