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Ma vie en rose (1997)

Ma vie en rose

1997 · Belgique - France - Grande-Bretagne · 2h10
Comédie dramatique Film

Disponible en streaming

Synopsis

Les Fabre, un couple dynamique et uni, emménagent dans un quartier résidentiel avec leurs quatre enfants. Ils invitent leurs nouveaux voisins à pendre la crémaillère. Tout le quartier est là. Ne manquent plus sur la pelouse familiale que l'aînée des Fabre et le petit dernier, Ludovic. Celui-ci finit par apparaître, habillé en fille de pied en cap. L'insistance que met Ludovic à prétendre qu'il est une fille échouée dans un corps de garçon et sa certitude que, plus tard, il épousera son copain Jérôme, finissent par choquer le voisinage et par briser l'entente familiale. Affolés, les parents décident de conduire leur garçon chez une psychologue...

Notre avis

signé Raphaël Tournier
Ma vie en rose, film de 1997, s’inscrit dans un cinéma qui cherchait à représenter avec plus ou moins de subtilité les questions de genre et d’identité, mais qui, à l’époque, pouvait encore heurter par son approche frontale et sans détour. Le scénario, centré sur un jeune garçon habillé en fille et convaincu de son identité, offre une perspective rare pour son époque, exposant la complexité des dysmorphies de genre à travers le prisme familial et social. La force du film réside dans sa capacité à dépeindre un drame intime, mêlant incompréhension, peur et tentatives de compréhension via la psychologie. La scène d’ouverture, conviviale, contraste avec la spirale d’incompréhension qui s’ensuit, illustrant la difficulté qu’éprouvent certains parents face à l’émergence de sentiments ou d’identités jugées hors norme par la société.

Ce qui rend Ma vie en rose remarquable, c’est sa sincérité à aborder un sujet tabou — celui de l’identité de genre d’un enfant, et la peur qu’elle suscite dans un contexte social conservateur. La mise en scène, simple mais efficace, évite la spectaculaire ou le voyeurisme, privilégiant la dimension humaine. Cependant, le film souffre aussi de ses défauts, notamment d’une approche parfois caricaturale dans la réaction des voisins ou dans l’expression de l’angoisse parentale, ce qui peut donner une impression de décalage avec la réalité plus nuancée de ces situations. La fin, qui laisse un peu sur sa faim quant à la résolution des tensions, rappelle que le cinéma de l’époque n’était pas encore totalement équipé pour faire preuve d’une véritable profondeur psychologique sur ces sujets.

Ma vie en rose demeure un document poignant, sensible et, paradoxalement, un peu daté. Il s’adresse aux spectateurs à la recherche d’un récit volontairement sincère sur la question du genre et de l’acceptation. À voir, donc, si l’on veut comprendre la façon dont ces problématiques étaient perçues il y a vingt-cinq ans, tout en gardant à l’esprit ses limites liées à une certaine naïveté narrative.

Prochaines diffusions

Ciné+ Festival
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lundi 15 juin

07:02-08:30

Ciné+ Festival
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lundi 15 juin

07:03-08:30

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