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Les randonneurs (1997)

Les randonneurs

1997 · France · 2h
Cinéma

Synopsis

Louis (Philippe Harel), Mathieu (Vincent Elbaz), Coralie (Karin Viard) et Nadine (Géraldine Pailhas) vivent à Paris. Ils ont la trentaine et recherchent le grand amour. Sous la houlette d'Éric (Benoît Poelvoorde), un guide professionnel un brin paternaliste, les quatre citadins se lancent à l'assaut du mythique GR20, itinéraire de grande randonnée corse. Éric mène la brave équipe à la baguette. Cependant, les kilomètres parcourus sur les chemins sinueux et escarpés de l'île de Beauté réveillent assez vite la mauvaise humeur des vacanciers. Chacun se met peu à peu à ressasser ses problèmes personnels...

Notre avis

signé Noor El-Masri
Les randonneurs offre une plongée sincère dans l’intimité de personnages en quête de sens et de connexion, le tout dans un décor époustouflant de la Corse. La mise en scène, à la fois sobre et précise, met en valeur la beauté brute des paysages, servant de miroir aux tourments intérieurs de chacun. Ce film fonctionne avant tout par la justesse de ses personnages, incarnés par une distribution convaincante, Pesant entre l’humour pince-sans-rire et la mélancolie subtile, il capte avec finesse ces instants où le voyage physique devient aussi un cheminement intérieur. La présence d’Éric, incarné par Benoît Poelvoorde, joue un rôle clé : à la fois guide spirituel et catalyseur des tensions, il incarne cette figure paternaliste qui souligne le décalage entre l’idéal de l’aventure en groupe et la réalité souvent rude des relations humaines.

Ce qui distingue Les randonneurs, c’est cette capacité à équilibrer légèreté et profondeur. Les dialogues, parfois acerbes, révèlent les blessures et désillusions des personnages, mais derrière cette façade un peu caustique, pointe une authenticité touchante. Néanmoins, le film peut aussi apparaître un peu convenu dans sa façon de dénouer ses enjeux, privilégiant certains codes du cinéma français des années 90, ce qui peut rebuter celles et ceux en quête d’une modernité narrative plus audacieuse. La réalisation, sans être spectaculaire, privilégie la justesse des situations et des interactions, ce qui renforce cette impression d’observation plutôt que d’interprétation.

Dans l’ensemble, Les randonneurs séduit par sa capacité à capter ces petits moments de vérité au sein d’un voyage initiatique. C’est un portrait touchant de personnages en transition, qui invite à la réflexion, autant qu'à la détente. Je recommande vivement de leur laisser une chance : ce n’est pas une épopée grandiose, mais bien une chronique sensible à la complexité humaine, que l’on garderait en mémoire longtemps après la marche terminée. À voir sans hésiter.

Prochaines diffusions

6ter
6ter

samedi 23 mai

21:10-23:10

/5

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