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Affiche de Les larmes d'un homme (2000)

Les larmes d'un homme

The Man Who Cried

2000
Romance Film
6.1

Disponible en streaming

Synopsis

En 1927, Fegele, une petite fille juive, vit une enfance heureuse avec son père, maître de chapelle, et sa grand-mère, dans un village russe. Devant la menace de persécution qui grandit chaque jour, son père émigre aux Etats-Unis. Peu après son départ, le village bascule dans la violence. Fegele part précipitamment avec quelques habitants pour rejoindre l'Amérique. Mais elle se retrouve sur un bateau en partance pour l'Angleterre. A son arrivée, Fegele est rebaptisée Suzie, placée dans un foyer d'accueil catholique et envoyée dans une école, où on lui défend de parler yiddish. Elle y apprend toutefois à chanter. Dix ans plus tard, Suzie quitte l'Angleterre pour Paris, où elle devient choriste et rencontre une ambitieuse danseuse russe, Lola. Suzie rêve toujours de traverser l'Océan Atlantique pour l'Amérique...

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Le film trace une trajectoire immigrante à travers trois décennies : Fegele, enfant juive vivant l'exode depuis la Russie vers l'Amérique, se retrouve redirigée vers l'Angleterre, devenant Suzie, chanteuse. Ce que le synopsis décrit en complications géographiques, le film l'explore en termes de perte d'identité. L'histoire s'ancre dans les persécutions réelles des années 1930-40, le contexte historique donnant gravité au périple personnel. Le film ne dramatise pas outrageusement mais présente l'immigration comme rupture profonde : langue interdite, culture effacée, identité imposée. Suzie chantant en anglais quand elle parlait yiddish symbolise cette violence douce de l'assimilation. La seconde moitié, quand Suzie arrive à Paris et rencontre Lola danseuse ambitieuse russe, bascule vers histoire d'amour timidement construite. Les deux femmes se reconnaissent comme appartenant au même univers d'entre-deux. C'est subtile sans excès mélodramatique. Ce qui fonctionne : la reconstitution des atmosphères urbaines, la préoccupation pour la musique comme fil conducteur, la discrétion émotionnelle. Suzie porte la blessure sans la crier. Les insuffisances : le film couvre tellement de terrain qu'aucun segment ne bénéficie de profondeur suffisante. La conclusion demeure ouverte sans offrir véritable clarification thématique. À voir pour amateurs de drames historiques d'immigration sensibles et musicaux.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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