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Affiche de L'École buissonnière (2017)

L'École buissonnière

2017
Drame Film
7.3

Disponible en streaming

Synopsis

Paris 1930. Paul n’a toujours eu qu’un seul et même horizon: les hauts murs de l’orphelinat, sévère bâtisse de la banlieue ouvrière parisienne. Confié à une joyeuse dame de la campagne, Célestine et à son mari, Borel, le garde-chasse un peu raide d’un vaste domaine en Sologne, l’enfant des villes, récalcitrant et buté, arrive dans un monde mystérieux et inquiétant, celui d’une région souveraine et sauvage. L’immense forêt, les étangs embrumés, les landes et les champs, tout ici appartient au Comte de la Fresnaye, un veuf taciturne qui vit solitaire dans son manoir. Le Comte tolère les braconniers sur le domaine, mais Borel les traque sans relâche et s’acharne sur le plus rusé et insaisissable d’entre eux, Totoche. Au cœur de la féérique Sologne, aux côtés du braconnier, grand amoureux de la nature, Paul va faire l’apprentissage de la vie mais aussi celui de la forêt et de ses secrets. Un secret encore plus lourd pèse sur le domaine, car Paul n’est pas venu là par hasard …

Notre avis

signé Étienne Chassagne
L'École buissonnière transpose dans le cinéma le conte classique d'un enfant de villes qui découvre la liberté sauvage de la campagne. Paris 1930, un orphelin taciturne arrive en Sologne, région mystérieuse dominée par un comte solitaire et peuplée de braconniers. Cette prémisse promet richesse dramatique, et le film livre partiellement. La Sologne devient bien plus qu'un simple décor : elle est presque un personnage, inquiétante et magnifique. Le jeune acteur principal ne surjoue pas, ce qui ancre l'histoire dans une authenticité troublante. La relation entre l'enfant et le braconnier émerge comme le cœur véritable du film, une amitié improbable fondée sur l'honneur et la marginalité. Ce qui fonctionne admirablement, c'est l'atmosphère : le film respire la solitude, le secret, la rébellion silencieuse. Cependant, Christophe Barratier (réalisateur) manque parfois de clarté narrative. Les multiples tensions (comte, braconnier, fermier, orphelin) ne se nouent pas avec suffisamment de rigueur. Certaines scènes traînent, d'autres rush inexplicablement. La fin, bien qu'émotionnelle, sent construite pour les larmes plutôt que jaillie de la logique interne du récit. L'adaptation d'une source classique impose ses contraintes, qui paraissent parfois l'étouffer. C'est un film exigeant, beau et imparfait. À voir pour les amateurs de drames de formation littéraires et de photographie rurale soignée.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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