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Affiche de Le Singe fou du kung-fu (1979)

Le Singe fou du kung-fu

瘋猴

1979
Action Film
6.6

Disponible en streaming

Synopsis

Deux artistes de l'Opéra de Pékin, Chan et sa soeur, sont invités à dîner chez le sulfureux et puissant M. Duan. Le diner est magnifique, l'alcool et le vin coulent à flot. Ce repas est en réalité un coup monté bien orchestré. Chan, bon convive de nature, ne pressent pas le danger, il mange, boit beaucoup et finit complètement ivre. A son réveil, il est accusé de viol par la femme de M. Duan. En dédommagement, M. Duan accepte de ne pas exécuter Chan, mais la contrepartie est cruelle : il exige de la soeur de Chan qu'elle devienne sa maîtresse. Il estropie les mains de Chan avant de le relâcher. Désemparé, Chan subsiste en tant qu'artiste de rue, à la merci des gangs qui le harcèlent. Sa rencontre avec Little Monkey, un petit voleur raté, est une bénédiction. Il reprend confiance et va se battre pour sauver sa soeur.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Ce film d'arts martiaux des années 70 accumule les rédemptions : un artiste d'opéra de Pékin, émasculation(estropié des mains par un puissant notable, doit réinventer son art pour survivre. Le kung-fu comique devient sa résilience, son refus de rester victime. Le film, sans moraliser, célèbre l'ingéniosité d'un homme qui refuse d'être brisé.

L'humour martial distingue ce film des combats épiques solennels. Les séquences de combat jouent avec l'absurde : un homme handicapé des mains maîtrise des techniques impossibles. Little Monkey, le jeune voleur qui devient ami et mentor, apporte dynamisme et cœur émotionnel. Leur relation passe du pragmatique à l'affectif de manière organique.

La mise en scène capture l'énergie brute du cinéma d'action 70s, sans trucages numériques, juste des corps en mouvement et de la chorégraphie martiale. Les combats contre les hommes de M. Duan constituent la véritable progression narrative.

Cependant, le film souffre de pacing inégal, certaines scènes traînant inutilement. L'antagoniste principal demeure peu développé au-delà du rôle d'oppresseur. Les détails de l'intrigue initiale (le faux viol) n'invitent pas à explorer les implications morales au-delà de la vengeance martiale.

Malgré ces limites, le film possède une sincérité rarement rencontrée : ce n'est pas du cinéma d'art, c'est du cinéma de genre honnête qui croit à ses personnages.

À voir pour les passionnés d'arts martiaux cinématographiques et amateurs de cinéma de genre classique asiatique.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

/5

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