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Affiche de Le Secret des poignards volants (2004)

Le Secret des poignards volants

十面埋伏

2004
Aventure Film
7.3

Synopsis

En cette année 859, la Chine est ravagée par les conflits. La dynastie Tang, autrefois prospère, est sur le déclin, et le gouvernement corrompu s'épuise à lutter contre les groupes de rebelles toujours plus nombreux qui se dressent contre lui. La plus puissante de ces armées révolutionnaires et la plus prestigieuse de toutes est la Maison des Poignards Volants. Deux capitaines, Leo et Jin sont envoyés pour capturer le mystérieux chef de cette redoutable armée. Ils élaborent un plan : Jin se fera passer pour un combattant solitaire nommé Vent, se portera au secours de la belle révolutionnaire aveugle Xiao-Mei et la fera sortir de prison. Gagnant ainsi sa confiance, il l'escortera jusqu'au quartier général secret de la Maison des Poignards Volants. Le plan marche à la perfection, mais au cours de leur long périple, Jin et Xiao-Mei tombent amoureux l'un de l'autre. Le danger les guette à chaque pas. Pourtant, si leur amour est vraiment pur, alors pourquoi cachent-ils autant de secrets ?

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Le Secret des poignards volants offre un spectacle de cape et d'épée chinois éblouissant, construit sur un plan d'infiltration élégant qui s'écroule sous son poids narratif. La Chine du IXe siècle en déclin, l'armée révolutionnaire prestigieuse des Poignards Volants, deux capitaines rivaux : les ingrédients promettent densité géopolitique et conflits de loyauté. Visuellement, le film est une splendeur. Les combats à l'épée et les séquences de danse martiale sont chorégraphiés avec grâce, les costumes colorés éclatent à l'écran, et la production embrasse l'opéra visuel sans retenue. Zhang Yimou (si c'est bien lui) démonte et remonté les conventions du wuxia avec audace. Cependant, le scénario s'émiette. Le plan initial séduisant (Jin se faisant passer pour un combattant solitaire) cède la place à des torsions narratives qui compliquent plus qu'elles n'enrichissent. Les personnages manquent souvent de profondeur : sont-ils manipulés, mûs par l'amour, ou simplement des pions? L'ambiguïté morale, potentiellement intéressante, devient plutôt de la confusion narrative. Xiao-Mei, la révolutionnaire aveugle, incarne un archétype plutôt qu'un véritable personnage. Le film accumule rebondissements sans construire de véritable momentum émotionnel. C'est un triomphe d'esthétique qui masque mal les failles structurelles. À voir pour le spectacle martial et la beauté visuelle brute, en acceptant que la substance narrative soit secondaire.

Prochaines diffusions

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