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Affiche de Le Samouraï (1967)

Le Samouraï

1967
Crime Film
7.8

Disponible en streaming

Synopsis

Jef Costello, un tueur à gages, est chargé d'éliminer le patron d'une boîte de nuit. Un soir, il exécute froidement son contrat. Valérie, la pianiste de l'établissement, l'a vu commettre son crime. Jef met alors soigneusement au point un alibi, avec l'aide de sa maîtresse, Jane Lagrange. Mais la police a des soupçons à son égard et le surveille de très près. Son employeur, dont il ignore tout, y compris son identité, tente de le faire abattre lors de la remise de la prime, sur une passerelle. Être solitaire et glacé, enfermé dans son code de l'honneur, Jef Costello, blessé au bras, ne peut plus compter sur personne et comprend qu'il va lui falloir sauver sa peau et affronter tous ceux qui en veulent à sa vie…

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Demeure une démonstration magistrale de style minimaliste au service du thriller criminel. Alain Delon, incarnant le tueur silencieux Jef Costello, définit l'archétype du criminel professionnel stoïque et glacé. Le film s'ouvre sur l'exécution d'un contrat meurtrier, exécuté avec froide efficacité. Puis le scénario tisse progressivement ses complications : une témoin, un alibi élaboré, une surveillance policière étouffante, un employeur invisible mais omniscient. Chaque élément s'ajoute couche par couche, transformant le thriller en piège inéluctable. Ce qui fascine chez Jean-Pierre Melville, le réalisateur, c'est son refus du superflu. Aucun dialogue inutile, aucune intrigue secondaire éparpillant l'attention. Chaque plan, chaque cadrage, chaque geste contribue à l'édification d'une atmosphère d'isolement radicale. Jef Costello n'est jamais vraiment seul mais profondément solitaire, abandonné à lui-même face à des forces qui convergent. L'esthétique noire parisienne des années 60 confère au film une minéralité presque abstraite. Les décors urbains deviennent des labyrinthes où chaque coin de rue peut receler une menace. Delon livre une interprétation d'une maîtrise remarquable. Son Costello n'affiche pratiquement aucune émotion, et c'est cette impassibilité qui rend l'exploitation psychologique de plus en plus fascinante. À voir impérativement pour quiconque prétend connaître le cinéma.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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