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Affiche de Le Parrain, 3e partie (1990)

Le Parrain, 3e partie

The Godfather Part III

1990
Crime Film
7.4

Disponible en streaming

Synopsis

Atteignant la soixantaine, Michael Corleone désire à la fois renouer avec les siens et se réhabiliter aux yeux de la société, surtout de l'Église. Il arrivera presque à ses fins, mais sa vie passée et ses anciens ennemis le rattraperont plus vite. Michael Corleone est fatigué. Il veut prendre ses distances avec les activités mafieuses de sa famille. Il veut convertir ces activités en affaires légales. Kay, son ex-femme, lui fait même accepter que leur fils devienne un chanteur d'opéra et ne reprenne pas les activités familiales. Pendant ce temps, la fille de Michael, Mary, et son neveu, le fils de Sonny, Vincent, nouent une idylle qui n'est pas la bienvenue dans la famille. Il décide d'aider le Vatican à renflouer ses caisses et reçoit en échange le contrôle d'une entreprise immobilière leur appartenant. Attisant la jalousie de ses pairs, Michael échappe de justesse à un attentat commis par l'un d'eux. Vincent se propose alors pour reprendre les affaires de la famille en main.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Le Parrain III demeure le film le plus controversé de la trilogie, et cette réputation se mérite partiellement. Coppola, revenant au projet par obligation contractuelle plus que par enthousiasme créatif, livre une conclusion fracturée : ambitieuse certains moments, indécise autres. Le film aspire à l'épique mais se disperse.

Michael Corleone à soixante ans incarne finalement le personnage le plus complet de la trilogie. Son désir de rédemption n'est pas manipulation rhétorique mais une fatigue authentique face aux conséquences de ses choix. Al Pacino creuse davantage la vulnérabilité du patriarche, montrant comment le pouvoir absolu a créé un vide affectif croissant. C'est un performance de retenue qui contraste avec ses débuts volcaniques.

Où le film deraille sérieusement : l'inclusion de Sofia Coppola comme Mary Corleone. Son inexpérience de jeu devient un élément perturbateur dans la gravité narrative. Les scènes qui demandaient une présence complexe se trouvent amoindries par une performance d'amateur. C'est regrettable car le personnage représentait une opportunité tragique jamais pleinement exploitée.

Le Vatican comme nexus criminel aurait pu offrir une critique théologique intéressante. À la place, l'intrigue dérivent dans des détails financiers étouffants qui manquent du style viscéral des films précédents. L'opéra final, accompagnement dramatique du climax, flirte avec l'art mais aussi avec l'excès.

La violence ici disparaît presque, remplacée par la mécanique bureaucratique du pouvoir. C'est une choix narratif valide mais qui supprime une partie de ce qui rendait la saga brûlante.

Le Parrain III mérite plus que son statut de film à éviter. C'est une conclusion imparfaite mais sincère, pour ceux acceptant une légère diminution d'intensité. À découvrir pour clore la saga, malgré ses défauts.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

/5

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