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Affiche de Le Concert (2009)

Le Concert

2009
Drame Film
7.2

Disponible en streaming

Synopsis

A l'époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d'orchestre d'Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais... comme homme de ménage. Un soir, alors qu'Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé au directeur : il s'agit d'une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l'orchestre du Bolchoï à venir jouer à Paris... Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd'hui de petits boulots, et les emmener à Paris, en les faisant passer pour le Bolchoï ? L'occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche...

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Le Concert fonctionne comme un conte moralisateur déguisé en comédie routière. Andrei Filipov, chef d'orchestre autrefois prestigieux réduit au balayage pour avoir défendu ses musiciens juifs, est une figure archétypale : l'homme qu'on a cassé et qui refuse de rester cassé. Mélès construit une progression dégringolante puis ascendante, des escaliers de la rédemption peints en nuances grises. La prémisse initiale frise l'absurde : réunir des musiciens déchus, falsifier des identités, les faire passer pour le Bolchoï à Paris. C'est risqué, potentiellement hilarant ou malhonnête. Mais le film endosse la folie joyeuse du complot. Chaque musicien recruté apporte une texture différente : l'alcoolique, le chauffeur de taxi passionné, ceux qui ont abandonné. Ces vies en miettes deviennent poignantes précisément parce que le film refuse la sentimentalité. Aleksei Guskov porte le rôle avec une dignité teintée de malice. L'alchimie entre protagoniste et antagonistes potentiels crée une dynamique de groupe attachante. La musique, vraie et vivante, transcende la trame, rappelant pourquoi on pardonne à Andrei son mensonge : parce que ce mensonge sert quelque chose de vrai. Certes, les enjeux éthiques sont brassés rapidement : est-il acceptable de mentir pour servir l'art ? Le film ne répond pas ; il contourne. Le dénouement s'accélère peut-être trop rapidement. Le Concert célèbre l'art comme restitution de dignité humaine. À voir pour ceux en quête d'humanité retrouvée et de rédemption non cynique.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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