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Affiche de L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (2007)

L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford

2007
Drame Film
7.1

Disponible en streaming

Synopsis

Nous sommes en 1881. Jesse James a trente-quatre ans et prépare sa prochaine attaque de banque. Il sait que ses ennemis sont prêts à tout pour collecter la prime liée à sa capture et se couvrir de gloire. Mais le vrai danger ne viendrait-il pas de l'homme à qui Jesse fait le plus confiance ?

Notre avis

signé Étienne Chassagne
L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford est une démolition lente de la mythologie du hors-la-loi. Andrew Dominik construit un portrait psychologique de la célébrité sauvage et de la parasitose fan en même temps. Jesse James n'est pas un révolutionnaire ; c'est un meurtre vivant. Robert Ford n'est pas un traître héroïque ; c'est un fan blessé mû par une rage d'obscurité.

Le film respire la tension psychologique. Cette paranoïa mutuelle entre James et Ford crée une mécanique dramatique soutenue : chacun soupçonne l'autre. Les conversations sont des duels verbaux où chaque mot pèse. Le texte est riche, rarement explicatif, laissant les non-dits faire le travail émotionnel.

Visuellement, Dominik photographie les paysages et les intérieurs comme des prisons. Les cadres sont étouffants, les coloris désaturés. C'est un western qui nie le romanesque du western, qui refuse les grands espaces ouverts pour des chambres où la claustrophobie règne.

Brad Pitt en James est magique : calcul constant, dureté festonnée de vulnérabilité. Casey Affleck en Ford apporte une intensité nerveuse, une amertume d'adolescent qu'on a oublié. Le film ne les oppose pas simplement ; il montre comment le pouvoir parasitaire de la célébrité crée des monstres des deux côtés.

La longueur est l'ennemi. Trois heures pour une thèse terminée bien avant. Des scènes qui tournent en rond sans nouvelle révélation. Le pacing souffre de cette ambition et de son incapacité à la justifier complètement.

L'Assassinat propose une méditation rare sur la mythologie et son coût psychologique. Pour qui accepte le rythme contemplatif et la longueur, c'est un chef-d'œuvre.

À voir pour le Western psychologique singulier, exigeant et peu confortable.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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