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L'amour à chaque seconde

L'amour à chaque seconde

· 1h45
Téléfilm

Disponible en streaming

Synopsis

Lorsque Stephanie (Jess Brown) hérite d'une montre mystérieuse, elle découvre qu'elle a le pouvoir de remonter le temps de cinq minutes, une fois par jour. Au début, cette capacité semble être une bénédiction, lui permettant de corriger ses erreurs et d'améliorer sa vie quotidienne. Cependant, alors qu'elle commence à l'utiliser fréquemment, Stephanie réalise que ses choix ont des conséquences inattendues sur sa vie et surtout sur sa relation naissante avec Hunter (Brett Donahue), son collègue au charme irrésistible. Chaque manipulation du temps engendre des effets en chaîne qui perturbent non seulement ses interactions avec Hunter, mais aussi ses autres relations. En explorant les implications de son pouvoir, Stephanie doit faire face à des dilemmes moraux et émotionnels qui la poussent à reconsidérer ce qu'elle souhaite vraiment. Alors que l'horloge tourne, elle se rend compte que l'amour ne se contrôle pas, même avec le temps de son côté.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
L'amour à chaque seconde part d'une prémisse séduisante : une montre qui remonte le temps de cinq minutes par jour. Le concept promet des explorations intéressantes des conséquences non-intentionnelles, du pouvoir et du contrôle, des dilemmes entre modifier le passé et accepter le présent.

Stephanie commence naïvement, pensant corriger ses petites erreurs quotidiennes. Le film capture effectivement cette phase où le pouvoir semble bénéfique, où les micro-corrections semblent sans conséquence. Mais rapidement, l'utilisation de la montre dans le contexte d'une relation naissante révèle des complexités : elle ne peut pas forcer une attirance, pas plus qu'elle ne peut inventer une chimie inexistante.

Le film mérite du crédit pour explorer les implications morales d'altérer les souvenirs d'autres personnes. Si Stephanie change le passé, elle change aussi les expériences d'autrui sans leur consentement. Cette violation silencieuse de l'autonomie d'autrui représente une force morale authentique au cœur de la narration.

Ce qui fonctionne : les performances de Jess Brown et Brett Donahue maintiennent une chimie honnête. Les scènes où Stephanie réalise les conséquences non-intuitives de ses choix possèdent une authentique mélancolie.

Ce qui faiblit : le film s'étire avec des scènes de montage inutiles et des conversations redondantes. L'exploration des implications temporelles reste superficielle : le film ne se confronte jamais vraiment aux paradoxes évidentes créés par le concept. La résolution finale, bien qu'émotionnellement satisfaisante, demeure intellectuellement insatisfaisante.

Le film fonctionne mieux comme allégorie des relations que comme exploration science-fictive.

À voir pour une romance téléfilm honnête avec une prémisse inventive. À zapper si vous cherchez une science-fiction rigoureuse.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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