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Affiche de La Prisonnière (1968)

La Prisonnière

1968
Drame Film
6.9

Disponible en streaming

Synopsis

Gilbert, un artiste, et Josée forment un couple uni. Un pacte d'indépendance et de franchise réciproques les lie depuis des années. Mais Josée est subjuguée par Stan, le directeur de la galerie d'art qui expose les oeuvres de son mari. Cet homme, qui a fait de la perversion un véritable mode de vie, photographie lui-même des femmes qu'il humilie au cours de séances secrètes de soumission sexuelle. Josée entre bientôt dans son jeu particulièrement troublant et devient son modèle permanent. Un véritable amour commence à naître entre eux. Elle devient son modèle, prisonnière de ses fantasmes et de ceux du photographe.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Ce drame français des années 1960 explore une triangulation étrange et profondément troublante : Gilbert, artiste peintre et mari ; Josée, son épouse ; et Stan, photographe-galeriste qui deviendra l'obsession centrale. Le pacte d'indépendance et de franchise réciproque unissant Gilbert et Josée se fissure progressivement quand cette dernière se trouve subjuguée par Stan, homme pour qui la perversion n'est pas simple fétichisme mais philosophie existentielle globale. Stan photographie des femmes lors de séances de soumission sexuelle, pratique qui repousse les limites conventionnelles. Josée entre progressivement dans ce jeu particulièrement troublant, devenant modèle permanent et, graduellement, prisonnière émotionnelle consentante. Le film navigue avec une certaine audace cinématographique ce territoire tabou : loin de juger moralement, il capture la complexité paradoxale du désir illicite et de la subjugation volontaire. L'atmosphère visuelle s'alourdit progressivement, la chambre photographique devenant espace de possession psychologique. Les acteurs livrent des performances nuancées, évitant les caricatures simplifiées. Cependant, le film demeure produit de son époque : certains éléments paternalistes transparaissent, la misogynie latente teinte plusieurs scènes. La progression narrative peut sembler patinante, privilégiant l'immersion atmosphérique à la catharsis dramatique claire. L'ambiguïté morale persistante frustre autant qu'elle intrigue. Réservé aux cinéphiles appréciant l'ambiguïté morale des années 1960 françaises. À zapper pour ceux cherchant une clarté narrative.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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