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Affiche de Ken le survivant (1984)

Ken le survivant

北斗の拳

1984
Action & Adventure Série
8.1

Synopsis

L’histoire se déroule dans un futur relativement proche sur une terre ravagée par la guerre nucléaire qui a eu pour conséquence l’évaporation de la plupart des océans et la destruction d’une grande partie de la végétation. Dans cet univers post-apocalyptique, les survivants sont soit d’humbles villageois essayant de survivre, soit des bandits vicieux regroupés en gangs qui s’adonnent aux pillages et à la persécution de ces villageois. Cependant, un artiste martial nommé Kenshiro (Ken), un homme reconnaissable aux sept cicatrices qu’il porte sur le torse, est choisi pour devenir le successeur du légendaire art assassin le Hokuto Shinken (北斗神拳, l’art divin de l’Étoile du nord). Au début de l’aventure, Kenshiro ne cherche pas réellement à aider les villageois, mais au fur et à mesure que son étoile le guide, il se révèle comme étant le sauveur tant attendu par une population au bord du désespoir. Accompagné dans son périple par deux jeunes enfants nommés Bart et Lynn, Ken affrontera un grand nombre de gangs, allant même jusqu'à affronter ses frères adoptifs, eux aussi disciples de l’art du Hokuto Shinken. Ken se mesurera aussi à certains maitres de l’école Nanto Seiken (南斗聖拳, Le poing sacré de l’étoile du Sud).

Notre avis

signé Noor El-Masri
Ken le survivant (Hokuto no Ken) est l'œuvre matricielle du shōnen post-apocalyptique : sans elle, ni Berserk ni One-Punch Man ne seraient ce qu'ils sont. Diffusé sur La Cinq dans une version française historiquement mutilée par une censure et un doublage parodique qui ont laissé une trace indélébile dans la mémoire collective française, l'anime de Toei mérite aujourd'hui d'être réévalué à l'aune de sa version japonaise, considérablement plus sombre, plus violente et plus mélancolique. Buronson et Tetsuo Hara ont créé en Kenshiro un héros stoïque dont la quête — venger Yuria, sauver les faibles, accomplir le destin du Hokuto Shinken — relève autant du tragique grec que du western de Sergio Leone. Les antagonistes (Shin, Raoh, Toki, Kaioh) figurent parmi les meilleurs villains du shōnen, chacun porteur d'une vision morale articulée. La mise en scène, datée techniquement, garde une force iconographique inégalée — les fondus de larmes sur la neige, les explosions cranios-corporelles, les hurlements à l'horizon. Reste que l'anime souffre de longueurs caractéristiques de la production hebdomadaire des années 80 : combats étirés, arcs annexes peu mémorables, un certain manichéisme contemporain à la guerre froide. Mais Ken le survivant est une œuvre fondamentale, sans laquelle l'histoire de l'animation japonaise serait incomplète. À voir absolument en VOST si vous voulez comprendre les racines du shōnen moderne ; à découvrir en VF mythique si vous voulez en savourer l'aspect culte hexagonal.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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