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Affiche de Hollywood ending (2002)

Hollywood ending

Hollywood Ending

2002
Comédie Film
6.5

Disponible en streaming

Synopsis

Val Waxman, un réalisateur qui a connu son heure de gloire dans les années quatre-vingt, met aujourd'hui en scène de simples spots publicitaires. À Hollywood, certains le traitent d'artiste, d'intello ou de perfectionniste maniaque, tandis que d'autres le considèrent comme un fauteur de trouble, un nombriliste névrosé et un incurable hypocondriaque.Val vient d'être viré de son dernier tournage au Canada. Il se sait au bout du rouleau. C'est alors que son ex-femme, Ellie, lui offre une chance inespérée de se refaire. Elle suggère au puissant producteur Hal Yeager, son patron et amant, de confier à Val la réalisation d'un film de 60 millions de dollars : « The City that never sleeps », une ode à sa ville favorite : New York. Poussé par son agent Al Hacks, Val emporte de justesse le contrat. Mais une « petite complication » surgit à la veille du tournage.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Woody Allen décortiquant les mensonges de son industrie : un réalisateur autrefois glamour, désormais réduit aux publicités, obtient par hasard une chance de rédemption via un film à 60 millions de dollars financé par un producteur puissant et son ex-femme. Mais voilà qu'au moment du tournage, il devient aveugle. Le reste ? Il cache son handicap invisible en prétendant que la cécité constitue un acte de création artistique délibéré.

Le concept procure une satire délicieuse du cinéma hollywoodien et de son culte permanent de l'image superficielle. Les producteurs, agents et critiques crédules acceptent progressivement que l'aveuglement du réalisateur enrichit mystérieusement sa vision artistique. Hollywood, le film le suggère clairement, valorise davantage l'apparence du génie que le génie lui-même. L'ironie coupe juste, et Allen maintient le rythme de comédie raisonnablement bien tout du long.

Cependant, le film demeure étrangement inégal dans sa construction. Les scènes les plus amusantes tournent autour de la ruse quotidienne du réalisateur, des moments délicats où il doit simuler une maîtrise du tournage qu'il ne possède pas. Les scènes d'amour retombent dans des rengaines allenviennes convenues sans originalité majeure. Téa Leoni en ex-femme apporte une énergie féminine bienvenue, mais demeure clairement sous-utilisée.

Globalement, Allen tire le meilleur de son positionnement de critique interne du système qu'il fréquente depuis des décennies. Il comprend les rouages hollywoodiens suffisamment pour les ridiculiser avec une certaine efficacité. Mais le film manque de la malveillance corrosive nécessaire pour une véritable subversion cinématographique.

À voir pour les aficionados d'Allen et les observateurs critiques des mécanismes hollywoodiens. À zapper si vous cherchez la satire cinglante ou de la comédie véritablement innovante.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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