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Affiche de Gabriel's Inferno: Part III (2020)

Gabriel's Inferno: Part III

2020
Romance Film
8.4

Disponible en streaming

Synopsis

La dernière partie de l'adaptation cinématographique du roman d'amour érotique, Gabriel's Inferno, écrit par un auteur canadien anonyme sous le pseudonyme de Sylvain Reynard.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Gabriel's Inferno: Part III boucle cette série avec une conscience quasi ontologique de sa propre nature de récit d’amour et de rédemption. La dernière livraison d’une romance érotique qui, au fil de ses trois épisodes, tente d’allier l’intensité de la passion à une certaine recherche de profondeur émotionnelle, sans jamais vraiment faire oublier ses origines pulp. La force de cette œuvre réside dans sa capacité à susciter une empathie sincère pour ses personnages, souvent tournés vers la souffrance, la culpabilité ou le pardon, et à les faire évoluer à travers un prisme quasi psychologique, malgré une construction souvent balisée et un scénario qui ne sort pas vraiment des sentiers battus.

Ce qui distingue le film, ou plutôt la série, c’est son regard singulier sur la relation entre deux êtres brisés par leur passé. La dernière partie parvient allègrement à instaurer une tension dramatique qui culmine dans un dénouement rassurant, parfois un peu prévisible, mais porté par une sincérité certaine. La mise en scène n’a jamais cherché l’originalité formelle — jusqu’à quelques plans intimistes qui affirment la volonté de faire de la caméra un témoin de la psychologie intérieure, plutôt que de la narration visuelle à proprement parler. La distribution, sans être exceptionnelle, maintient un certain réalisme dans la fragile vulnérabilité qu’ils savent insuffler à leurs personnages.

Toutefois, la série souffre aussi de ses nombreux clichés : la passion dévorante, la culpabilité étouffante, ces dialogues souvent un peu maladroits qui tentent de rendre la sphère intime crédible, mais qui tombent parfois dans le soap. Au-delà de ces défauts, il faut reconnaître un certain charme vintage, une forme de romantisme à l’ancienne qui peut séduire ceux qui recherchent un divertissement sans prétention mais sincère, un peu comme un roman d’amour que l’on feuillette en douce.

En conclusion, si la franchise Gabriel’s Inferno ne révolutionne ni la narration cinématographique ni la représentation de la passion, elle reste une expérience de cinéma à la fois fragile et touchante. À voir si l’on cherche à passer un moment d’évasion sentimentale, ou à zapper si l’on attend du cinéma plus subtil ou innovant.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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