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Affiche de Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004)

Eternal Sunshine of the Spotless Mind

2004
Science-fiction Film
8.1

Disponible en streaming

Synopsis

Joel et Clementine ne voient plus que les mauvais côtés de leur tumultueuse histoire d’amour, au point que celle‐ci fait effacer de sa mémoire toute trace de cette relation. Effondré, Joël contacte l’inventeur du procédé Lacuna, le Dr. Mierzwiak, pour qu’il extirpe également de sa mémoire tout ce qui le rattachait à Clémentine. Deux techniciens, Stan et Patrick, s’installent à son domicile et se mettent à l’œuvre, en présence de la secrétaire, Mary. Les souvenirs commencent à défiler dans la tête de Joël, des plus récents aux plus anciens, et s’envolent un à un, à jamais. Mais en remontant le fil du temps, Joël redécouvre ce qu’il aimait depuis toujours en Clémentine – l’inaltérable magie d’un amour dont rien au monde ne devrait le priver. Luttant de toutes ses forces pour préserver ce trésor, il engage alors une bataille de la dernière chance contre Lacuna…

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Eternal Sunshine of the Spotless Mind est probablement le sommet créatif de la rencontre entre Charlie Kaufman et Michel Gondry, deux artistes obsédés par les mécaniques de la mémoire et de la perception — et le résultat est l'une des œuvres les plus émouvantes du cinéma américain contemporain. L'idée de départ, qu'on pourrait croire issue de la science-fiction conceptuelle, devient sous la caméra de Gondry une chorégraphie de l'oubli qui filme littéralement la dissolution des souvenirs : maisons qui s'effacent, plages qui blanchissent, visages dont les contours disparaissent. Jim Carrey, contre-emploi total après une décennie de comédies grotesques, y livre la performance dramatique de sa carrière en Joel Barish, et Kate Winslet sa plus libre composition. Le procédé Lacuna n'est pas le sujet du film, c'est son métaphore : Kaufman écrit en réalité sur ce qu'on choisit de garder d'une histoire d'amour ratée et sur l'impossibilité morale d'effacer une personne sans s'effacer soi-même. La séquence de la maison qui s'écroule sur la plage de Montauk reste l'une des trois ou quatre minutes les plus déchirantes du cinéma des années 2000. À voir absolument, et à revoir périodiquement — ce film se reconfigure à chaque rupture amoureuse traversée.

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