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Affiche de Cinema Paradiso (1988)

Cinema Paradiso

Nuovo Cinema Paradiso

1988
Drame Film
8.4

Disponible en streaming

Synopsis

Alfredo vient de mourir. Pour Salvatore, cinéaste en vogue, c’est tout un pan de son passé qui s’écroule. On l’appelait Toto a l’époque. Il partageait son temps libre entre l’office où il était enfant de chœur et la salle de cinéma paroissiale, en particulier la cabine de projection où régnait Alfredo.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Cinema Paradiso est un véritable hymne à la magie du cinéma, un film qui, avec une simplicité désarmante, capte à la fois l’émerveillement de l’enfance face à l’écran et la mélancolie du passage du temps. Au fil de ses images, Giuseppe Tornatore compose un portrait sensible d’un petit garçon, Toto, dont les passions seront irrémédiablement liées à cette salle obscure où Alfredo, le projectionniste, devient une figure tutélaire et presque divine. Ce qui touche profondément, c’est cette innocence d’un premier amour, pas seulement amoureux, mais aussi amoureux du cinéma lui-même, de son pouvoir d’évasion et de mémoire.

Ce film réussit à rendre palpable cette complicité entre Toto et Alfredo, mais aussi à phénoménalement évoquer la nostalgie, ce sentiment souvent irrémédiablement lié à la jeunesse, aux débuts, aux premières passions. La mise en scène de Tornatore, simple mais efficace, accompagne délicatement ces moments majeurs, entre rires, découvertes et tristesse. La bande sonore, notamment la célèbre "Tema d'Amore" de Morricone, accentue cette atmosphère émotivement chargée et universelle.

Cependant, ce qui pourrait faire tiquer certains spectateurs, c’est sa dimension un peu manichéenne, voire onirique à certains moments, comme si le film surfait parfois sur une certaine idéalisation de cette Italie d’après-guerre. Et puis, forcément, la narration mélodramatique peut parfois donner l’impression d’un fort classicisme qui, pour certains, pourrait manquer de subtilité.

Néanmoins, autant que l’on peut reprocher à Cinema Paradiso sa sentimentalité un peu à l’eau de rose, il reste une œuvre profondément sincère, précieuse pour tout cinéphile. Son pouvoir évocateur, sa capacité à faire ressurgir ce que l’on ressent à chaque fois qu’on s’assoit dans une salle obscure, le rendent indéniablement incontournable. A voir, si l’on veut se laisser porter par un récit à la fois intime et universel, qui célèbre tout ce que le cinéma peut représenter de magique et de profondément humain.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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