Aller au contenu principal
Affiche de Che, 2e partie : Guerilla (2008)

Che, 2e partie : Guerilla

Che: Part Two

2008
Drame Film
6.6

Disponible en streaming

Synopsis

Après la Révolution cubaine, la gloire et la puissance du Che sont au plus haut. En témoigne sa harangue enflammée aux Nations unies, réitérant son engagement dans le combat du tiers-monde contre l'impérialisme américain. Plus qu'un soldat, le Che est devenu une figure glamour de la scène internationale. Mais, soudain, voilà qu'il disparaît. Pourquoi a t-il quitté Cuba? Vers quelle destination? Est-il seulement en vie? Le Che réapparaît en Bolivie, incognito et méconnaissable, œuvrant clandestinement à la constitution d'un petit groupe de camarades cubains et de recrues boliviennes censé amorcer la grande révolution latino-américaine. La campagne bolivienne est une ode à sa ténacité et à son sens du sacrifice. Elle nous permet de comprendre pourquoi le Che reste un symbole universel d'héroïsme et d'idéalisme. Son échec entraînera la mort du Che.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Che, 2e partie: Guerilla offre une vision ascétique et critique de Che Guevara qui refuse la mythologie révolutionnaire. Steven Soderbergh reprend le photographe de ses obsessions: pouvoir, idéalisme, aveuglement historique. Ce film jure de lucidité, dépeint Che moins en justicier qu'en prisonnier de son dogme. La Bolivie devient décor d'une lente agonie idéologique autant que physique. Benicio Del Toro incarne ce détachement, ce mélange de conviction absolue et d'impuissance grandissante face à la réalité. Soderbergh épure son cinéma: pas de musique envahissante, caméra neutre, récit chronologique impitoyable. Esthétiquement, le film s'impose par son austérité volontaire. Il refuser les dramatisations, traitant l'histoire révolutionnaire comme un exercice mathématique inexorable. Les discours enflammés cèdent à des conversations plates, le héroïsme à l'usure. Malheureusement, cette rigueur devient inflexibilité. Le film refuse tellement d'émouvoir ou de séduire qu'il risque d'endormir. Les deux heures et demie s'étendent sans tension dramatique véritable, au-delà de celle que chacun projette. Les personnages restent des fonctions, les événements des inévitabilités. Soderbergh maitrise son intention mais l'intention elle-même limite le film. C'est du cinéma intelligent pour spectateurs tolérants l'inconfort formel. À voir pour qui apprécie la rigueur désengagée, à zapper pour qui attend émotion.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

/5

Aucun vote — soyez le premier !

Votre avis compte

Cet article vous a plu ? Notez-le en 1 clic.

Une étoile = un clic. Votre note aide les autres lecteurs à repérer les meilleurs contenus.

Cliquez sur une étoile — pas besoin de compte.

Commentaires

0

Partagez votre avis sur ce contenu. Les échanges sont modérés pour garder une discussion lisible et utile.

Écrire un commentaire

Votre message

Votre nom sera affiché. Votre email reste privé et n’est jamais publié.

Déjà un compte ? Se connecter ou créer un compte
Votre note :

Un clic suffit — pas besoin de compte pour voter.

Les commentaires anonymes sont modérés avant publication.

Discussion

Aucun message publié pour le moment.

Soyez le premier à commenter

Votre retour peut aider les autres lecteurs à se faire un avis.

Programmes similaires

Autres drame à voir prochainement