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Affiche de Candyman (2021)

Candyman

2021
Horreur Film
6.0

Disponible en streaming

Synopsis

Remake du film d'épouvante Candyman, dont le scénario a été écrit par Bernard Rose (1992), d'après la nouvelle de Clive Barker, The Forbidden. Les habitants de Cabrini Green, une des cités les plus insalubres de Chicago, ont toujours fait circuler une effroyable légende. Cette légende est celle d’un tueur tout droit sorti de l’enfer, ayant un crochet en guise de main, qui pourrait apparemment être invoqué, très facilement, par qui l’oserait : il suffit de répéter son nom cinq fois devant un miroir. Dix ans après la destruction de la dernière tours de Cabrini Green, l’ancienne cité a été complètement nettoyée et reconvertie en résidence réservée à une classe sociale jeune et aisée. C’est là que l’artiste peintre Anthony McCoy et sa petite amie Cartwright, directrice de galerie d’art, emménagent dans un luxueux appartement.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Nia DaCosta offre une refonte de la légende urbaine Candyman non comme simple remake d'horreur, mais comme commentaire social sur la race, le territoire urbain et la violence systémique. Cabrini Green, le quartier mythique, a été rasé puis remplacé par des lofts pour jeunes cadres. L'ancien cauchemar du secteur persiste sous la surface érodée, invoqué par ceux se souvenant.

Le film fonctionne en couches : surface d'horreur surnaturelle, profondeur de trauma historique non adressé, critique sévère de la gentrification. La légende de Candyman se révèle comme exorcisme de culpabilités blanches, invocation du crime racial systématiquement oublié. DaCosta tisse ces éléments sans apologie facile, construisant une mythologie autour du spectre du racisme incarné.

Visuellement, le film possède une grande maîtrise technique et artistique. Les scènes d'horreur deviennent des métaphores de l'effacement culturel et historique. La musique opère un travail l'atmosphère en profondeur psychologique. La performance de Yahya Abdul-Mateen II porte le film entier avec la dignité de celui conscient de porter bien au-delà du personnage donné.

Cependant, l'équilibre entre horreur de genre et commentaire social crée des tensions non totalement résolues. Certaines scènes d'horreur semblent déplacées, l'ajout nécessaire à la classification de film d'horreur plutôt que méditation sérieuse. Les derniers actes se ramifient dans des directions multiples sans pleine convergence thématique.

À voir pour les amateurs d'horreur pensante et les enjeux actuels de la race en Amérique urbaine. À zapper si vous cherchez simplement du gore traditionnel et des jump-scares faciles.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

/5

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