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Affiche de Bronson (2009)

Bronson

2009
Drame Film
7.0

Synopsis

1974. Livré à lui-même, Michael Peterson, 19 ans, cherche à faire la Une des journaux: rêvant de devenir célèbre, il tente de braquer un bureau de poste avec un fusil à canon scié qu'il a lui-même bricolé. Rapidement interpelé, il est d'abord condamné à 7 ans de prison. À ce jour, il a passé 34 années en prison, dont 30 en isolement cellulaire. La métamorphose de Mickey Peterson en Charles Bronson, devenu le détenu le plus dangereux d'Angleterre.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Bronson confronte brutalement le spectateur à la psyché dérangeante d'un homme enfermé et devenu progressivement plus violent au fil des décennies. Nicolas Winding Refn, réalisateur aux visuels hypnotiques, transforme le parcours criminel de Michael Peterson en Michael Charles Bronson en méditation sombre sur l'isolation cellulaire, la célébrité et la dégénérescence humaine.

Tom Hardy offre une performance captivante et troublante, incarnant un personnage qui fascine les médias tout en devenant prisonnier de son propre mythe. Le film ne le présente ni comme un anti-héros attachant ni comme un simple délinquant : Bronson reste énigmatique, motivé par un désir primal de reconnaissance qu'il pervertit en violence. Le braquage au début, commis sans arme réelle, révèle un homme agissant déjà sur une perception déformée du réel.

Les 30 années d'isolement cellulaire constituent le véritable sujet du film. Refn explore visuellement cette descente progressive par des transitions esthétiques étranges, une mise en scène de plus en plus distordue, et des monologues adressés directement à la caméra qui brouillent fiction et réalité. La violence s'accumule, presque absurde dans ses exagérations, reflétant un mental fracturé par la captivité extrême.

Cependant, le film reste résolument difficile. La violence graphique ne concerne pas seulement les autres prisonniers mais aussi un auto-portrait cru d'une psyché pathologique. L'absence de moralité jugementale peut déranger plus qu'elle n'éclaire. L'expérience visuelle prime souvent sur le sens narratif, risquant de transformer l'étude psychologique en exhibition stylisée.

À réserver aux spectateurs adultes appréciant le cinéma exigeant et visuellement inventif. Pas pour ceux cherchant du divertissement ou une rédemption narrative. À zapper complètement si la violence gratuite vous dérange.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

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