Aller au contenu principal
Affiche de 93, rue Lauriston (2004)

93, rue Lauriston

2004
Crime Film
5.6

Disponible en streaming

Synopsis

Durant l’Occupation, à Paris, dans le 16ème arrondissement, au 93 de la rue Lauriston, dans un petit hôtel particulier sans charme et sans cachet se trouvait le quartier général de ladite « Gestapo française » dite « La Carlingue ». Les autorités allemandes se sont appuyées sur des truands français pour leur travail de basse police. Munis de cartes allemandes, ces soudoyés étaient intouchables. La bande de « Bonny-Lafont » ! Piere Bonny, un inspecteur principal de la PJ révoqué pour corruption, et Lafont dit « Abwehr Henri Chamberlin » un repris de justice et son cortège de collaborateurs véreux, de trafiquants du marché noir, de trafiquants d’influence, de receleurs de biens juifs, de tortionnaires patentés, de comtesses de la Gestapo et de putes de lux, traquait et torturés Juifs et résistants. Ils rendaient des « services » aux politiciens et personnalités du Tout-Paris en se livrant au racket, au marché noir et au proxénétisme…

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Ce film d'époque français explore l'une des pages les plus sombres de notre histoire, quand des truands français s'allièrent aux nazis pour maintenir l'ordre par la terreur. Le sujet invite naturellement à la gravité, mais le cinéma français peine souvent à transcender le documentaire par le dramatique. Ici, la mise en scène choisit l'accumulation de scènes de violence et de délation plutôt que la construction d'une tension psychologique.

L'intérêt réside dans la reconstitution minutieuse et le casting solide qui donne corps à ces figures historiques complexes : des criminels devenant des collaborateurs devenant des criminels de guerre. Le film ne cherche pas à moraliser, ce qui pourrait sembler courageux, mais aboutit souvent à un catalogue de bassesses sans perspective critique claire.

Le rythme traîne et la narration se perd dans les détails des différentes ramifications criminelles sans établir d'hiérarchie dramatique convaincante. Les personnages centraux manquent de profondeur psychologique pour soutenir l'intérêt durant plus de deux heures. La violence devient répétitive, perdant son impact émotionnel au profit du sensationnalisme.

Destiné aux passionnés d'histoire contemporaine française et aux spectateurs intéressés par les zones grises de l'occupation, ce film offre une documentation dramatisée plutôt qu'une véritable œuvre. Pour les autres, le sentiment d'étouffement et l'absence de catharsis rendront la visite peu recommandable. À voir uniquement si la période vous fascine, en acceptant que ce ne soit pas du grand cinéma.

Prochaines diffusions

Aucune diffusion prévue

/5

Aucun vote — soyez le premier !

Votre avis compte

Cet article vous a plu ? Notez-le en 1 clic.

Une étoile = un clic. Votre note aide les autres lecteurs à repérer les meilleurs contenus.

Cliquez sur une étoile — pas besoin de compte.

Commentaires

0

Partagez votre avis sur ce contenu. Les échanges sont modérés pour garder une discussion lisible et utile.

Écrire un commentaire

Votre message

Votre nom sera affiché. Votre email reste privé et n’est jamais publié.

Déjà un compte ? Se connecter ou créer un compte
Votre note :

Un clic suffit — pas besoin de compte pour voter.

Les commentaires anonymes sont modérés avant publication.

Discussion

Aucun message publié pour le moment.

Soyez le premier à commenter

Votre retour peut aider les autres lecteurs à se faire un avis.