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Affiche de Voyage to the Planet of Prehistoric Women (1968)

Où regarder Voyage to the Planet of Prehistoric Women

1968
Aventure Film
3.2
TMDB 3.2/10

Synopsis

L’histoire de ce film n’est pas commune : Le film original, datant de 1962, était soviétique et s’appelait Planeta Bur. Ses droits ayant été rachetés par un Américain, ces films ont bien sûr modifié l’œuvre soviétique comme cela les arrangeait. Le tout dans un contexte de guerre froide et de course à l’espace… Mais seules les trois premières minutes décrivent l’arsenal spatial américain. Cette petite introduction laisse alors place à la voix d’un des astronautes qui sera notre narrateur. Il évoque l’attirance qu’il a eue pour une créature de Venus. Une créature qu’il n’a jamais rencontrée, mais dont la force de la présence a suffit à le faire tomber amoureux. Le film est d’une lenteur qui laisse naître une certaine fascination pour les belles blondes des bords de mer vénusien. Nous découvrons, une planète presque hypnotisante, au rythme des vagues qui s’écrasent sur les rochers et du chant de ces sirènes blondes.

Notre avis

signé Étienne Chassagne
Ce film représente un exemple fascinant du détournement politique en temps de guerre froide. Récupération américaine du film soviétique Planeta Bur, il porte les stigmates de cette appropriation : quelques minutes de propagande spatiale américaine en ouverture, puis transition vers une histoire d'amour cosmique bien plus étrange. L'univers féminisé et aquatique de Vénus, peuplé de créatures blondes énigmatiques, flotte dans une atmosphère onirique et lente qui divise les spectateurs. Certains trouvent cette lenteur contemplatrice, voire poétique, tandis que d'autres la jugent intolérable.

Le film fonctionne comme une méditation sur le désir et l'altérité. Les créatures vénusiennes ne sont jamais véritablement personnifiées : elles demeurent des projections fantasmées, des silhouettes de rêve qui fascinent sans jamais se révéler. La narration, portée par la voix d'un astronaute amoureux, accentue ce sentiment de distance et d'inaccessibilité. Les paysages lunaires artificiels, les costumes colorés et les effets visuels datés créent une atmosphère de série B qui, avec le recul, possède un certain charme rétro.

Cependant, le film souffre de son manque de véritable dynamique dramatique. Il s'agit davantage d'une expérience visuelle et sonore qu'une véritable narration. Les dialogues sont minimalistes, l'action presque absente. C'est un film pour amateurs de science-fiction vintage, pour ceux qui savent apprécier les maladresses techniques comme des signatures artistiques. Pour le spectateur contemporain cherchant du divertissement classique, le rythme glacial risque de causer plus d'ennui que de fascination.

À voir pour les collectionneurs de science-fiction des années 60, à zapper si vous préférez des histoires bien construites et dynamiques.

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Casting Réalisé par Peter Bogdanovich